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Rien n'arrive par hasard [PV Ikari]

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Mer 11 Avr - 21:01


Voilà une semaine que Rima était de retour en ville. Elle avait passé le dernier mois à accompagner des passants qui cherchaient leur route. Parfois elle se demandait depuis combien de temps vivait-elle comme une nomade ? Le seul endroit où elle était un peu chez elle était cette auberge. Leith y avait disparu en payant une grosse somme à l'aubergiste. Depuis il laisse l'ange dans une des chambres. Elle n'était pas très grande, mais l'avantage était que la nuit ne valait presque rien. Leith avait beau avoir payé pour plusieurs années, il fallait bien qu'un jour la demoiselle paie la chambre d'elle-même.

Ce matin, Rima était levée aux aurores. Les premiers rayons du soleil l'avait tiré du lit. Par réflexe, elle se leva et s'avança jusqu'à la fenêtre pour observer la ville s'éveiller peu a peu. Cette vision du matin lui avait manqué. Un sourire discret se dessinait sur son visage. La journée commençait et il fallait se préparer. L'ange fit alors demi-tour pour aller dans la petite salle de bain pour prendre une douche rapide. Comme d'habitude, elle s'occupait ensuite de ses ailes, remettant son plumage en place. C'était son petit rituel du matin à l'auberge. Comme d'habitude, elle se vêtit de noir, faisant contraste avec sa peau et ses cheveux blancs. D'ailleurs en parlant de cheveux... Rima se rapprochait du miroir pour observer sa longue chevelure. C'est vrai qu'il y avait un peu de laisser aller de ce côté-là...

-Je devrais les recouper ?...

Une question qu'elle se posa à elle-même en jouant avec une mèche de ses cheveux. Lorsqu'elle était arrivée dans les limbes, elle avait les cheveux courts. Leith les lui coupait régulièrement, mais ça n'avait pas été fait depuis des années. Les points commençaient d'ailleurs à être fichue... Elle saisit alors cheveux, puis une paire de ciseaux avant de couper les pointes. Quelques centimètres pour qu'il arrive de nouveau au niveau de ses reins. Bien, maintenant qu'elle était fin prête, elle prit son sabre qu'elle plaça à sa place dans son dos. Elle le rangeait dans son dos en ville afin d'éviter les problèmes inutiles. Elle descendit ensuite à l'étage pour sortir. Elle fit un bref signe de main à l'aubergiste en sortant.

-Bonne journée Seiky, à ce soir !

Cette phrase était devenue presque habituel maintenant. En journée Rima aime se balader en ville, profitant du soleil et de stocker de l'énergie en plus. Actuellement, ce n'était pas très utile. Elle n'avait pas utilisé son pouvoir depuis plusieurs jours alors autant dire qu'elle avait de l'énergie à revendre, au sens propre comme au figuré. Elle décida de s'installer dans un arbre au soleil, au milieu de la ville. Elle était souvent sur cette branche en ce moment, observant les habitants interagir entre eux. Observer les gens lui avaient tant manqué. Balançant doucement les jambes dans le vide, la main droite sur son collier, Rima passait sa matinée à observer silencieusement la ville se réveiller petit à petit. L'ange finit d'ailleurs par remarquer une femme l'observer. Elle était blonde et semblait gentille, le genre de personne souriante et agréable à vivre. Enfin ce n'était que sa première impression. Après quelques minutes, la femme approchait Rima d'un pas léger et tranquille. Lorsqu'elle fut plus proche, l'ange hésita un peu avant de prendre la parole.

-Bonjour. Je peux vous aider ?

Malgré sa curiosité, le visage de Rima restait de marbre comme souvent. Heureusement qu'elle avait une voix douce. Elle avait tendance à adoucir son visage neutre et ses yeux bleus glacé.
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Jeu 12 Avr - 2:28
Il arrive parfois que certaines personnes parviennent à sortir du lot. Parfois. C’est chose pouvant être rare, mais pourtant bien réelle. Bien sûr, beaucoup peuvent s’écarter du lot à leur façon. Certains sont plus gentils, d’autres plus réalistes. Certains mêmes peuvent être bien plus intelligents. Mais je vous parle là de personnes capables de se montrer bien au dessus des autres et ce malgré leurs défauts, leur possible bêtise voir même, parfois, leur faiblesse. Il arrive de temps en temps que quelqu’un me laisse une bonne impression. Il arrive parfois aussi que cette bonne impression soit faussée par l’odeur de leur sang. Ça ne reste que des impressions, me direz-vous. Un jour, alors que j’allais simplement du salon de thé à ma propre demeure, une de ces personnes à attiré mon attention. Une ange. Chose déjà rare en terres indexées. Une ange qui continuait d’aider son prochain dans ces terres ou tous ont d’une façon ou d’une autre refusé l’aide qu’on leur offrait. Je ne suis pas différente. Un clan représente certes des règles, mais il représente aussi une certaine sécurité. J’ai refusé tant règles qu’aide extérieure. Il m’a d’ailleurs fallu longtemps pour arriver ou j’en suis dans les conditions que je me suis moi-même imposée. Mais non, je ne regrette rien. Cette femme à sans doutes refusé ces conditions. Pourtant, si elle continue à aider son prochain ainsi, c’est qu’elle demeure sans doutes assez brave et « gentille » pour appartenir aux cœurs. Pourtant, elle est indexée. Pourquoi ? Aurait-elle compris que l’habit ne fait pas le moine ? Aurait-elle compris que les choses ne sont pas sublimées d’une simplicité unilatérale ? Autre chose, peut être ? Quoi qu’il en soit, cette question mêlée à son odeur et à son appartenance raciale me suffit en tout point pour vouloir m’entretenir avec elle. Devrais-je sans doute me montrer plus franche. Non… Pour la faire mienne. Bien sûr, je ne parle en rien de mariage. Mienne comme celles qui ornent mon sous-sol, n’attendant que mes crocs pour venir les délester de leur sang. Ou plus… si elle s’en montre digne. Comme l’a fait Aly, par exemple. Ou autrement. Qui sait ? J’ai donc ordonné à Aly de la faire venir. Comme une invitée, pas comme un objet, avant d’aller m’occuper des miens, au dojo.

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Aly errait paisiblement en ville, tâchant de retrouver cette fameuse Ange aux longs cheveux blancs. Elle connait son visage, la tâche ne sera pas bien dure. En fait, elle connait même son énergie. Elle peut la tracer sans mal. Comment ? Le simple contact permet à Densetsu-sama pour absorber une partie de l’âme. Il lui à suffi de me la montrer, pour que je puisse la reconnaitre. Un visage, une odeur… même énergétique et hop, l’humble servante n’avait plus qu’à courir à sa recherche. Il ne lui fallut donc pas longtemps pour dénicher sa proie. Avec un sourire doux elle constatait de la jeune femme. Plutôt mignonne. Pas étonnant que Densetsu-Sama la veuille. Surtout que son intérêt ne s’arrête que très rarement à ce simple point. Elle s’avance vers l’ange, silencieuse bien que peu discrète. Lui sourit largement face à sa question et s’incline avec révérence.

« Enchantée, Je suis Aly, majordome de Densetsu-sama ».

Elle marque une pause, courte, avant de se redresser doucement et de reprendre

« J’ai été envoyée sur les ordres de ma maitresse pour vous escorter jusqu’à sa demeure ou ma dame souhaiterait s’entretenir avec vous »

Densetsu-sama soit déjà avoir relégué ses tâches pour pouvoir se libérer aujourd’hui, comme elle l’a dit. Comme si elle ne doutait pas que la femme suive. De quoi rendre curieuse l’humble servante. En tout cas, elle se contente de rester là, douce et finement souriante. Toute adorable qu’elle puisse être. Tel le rayon de soleil encore doux des premières heures de l’aube.

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Les tâches reléguées, je me contente de rentrer. Je sais que le travail sera fait. Ma place de dirigeante m’offre des avantages. Comme celui de pouvoir décider de mes jours de congés. J’en prends peu et suis souvent présente. De fait, personne ne me reproche mes écarts. Si l’on peut appeler ça ainsi, me direz vous. Pour l’instant, en tout cas, je me contente de rentrer, venant calmement m’installer dans le salon de réception. Là ou Aly ne tardera sans doutes en rien à m’amener la petite Rima. Ou devrais-je dire : là ou elle à tout intérêt à me l’amener. Si j’ai pris l’habitude de la traiter bien mieux que d’autres, sans doutes grâce à son comportement et son efficacité irréprochables, aucun doute qu’une erreur pareille pourrait lui causer plus de tords qu’à l’accoutumée. Après m’être silencieusement préparée un thé, je me contente donc de demeurer calmement installée, patientant de leur arrivée. Ce n’est pas, de toute façon, comme dit j’avais beaucoup de choses à faire en attendant. L’inviter au dojo aurait été une erreur, sans l’ombre d’un doute. Je ne veux pas la recruter dans mon ordre. Bien qu’il s’agisse d’une finalité possible, ce n’est pas là ce que j’attends d’elle. Non, je ne veux pas seulement de ses capacités au combat.

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Aly observe toujours son interlocutrice, douce et agréable, sa tête dodelinant calmement. Elle semble apprécier son interlocutrice. Allez savoir pourquoi. Se permettant de traiter son interlocutrice avec plus de douceur que de professionnalisme, sur le coup. Elle ne tarde en rien cependant à se reprendre. Elle guette les premiers airs de réponse. Outre la surprise trahissant son visage. Comme pour ne pas lui laisser l’occasion de douter, la petite blonde reprends

« Pardonnez ma maitresse de n’avoir pu se déplacer elle-même. Elle à dû aller au travail pour annoncer sa prise de repos. »

Un coup de maître. Sans lui forcer la main, sans que ça en soit le but en tout cas, elle présente la chose de façon à lui faire comprendre que oui, elle souhaites la rencontrer au point de libérer un peu de son temps. Alors que finalement, rien n’en est dit, elle peut très bien annoncer son repos pour… Maladie ? Ou simple période de faiblesse. Rien de forcément surprenant en une journée si lumineuse pour un être indéfini par mon interlocutrice. Dans tous les cas, elle marque des points, et se rapproche de ce qu’elle souhaite : Apporter à sa maitresse la belle ange qu’elle désire. De là, seul l’avenir décidera de la place de l’ange. Elle seule pourra en être l’instigatrice. Elle et son comportement, ses choix… Face à Densetsu-sama.
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Dim 15 Avr - 0:06


Rima observait la femme qui se tenait en face d'elle. Elle se nommait Aly. Le nom qu'elle mentionna ne la laissa pas indifférente. Elle avait déjà entendu ce nom en ville en écoutant diverses conversations en ville. Elle ne savait pas qui était cette fameuse Densetsu, mais elle semblait être une personnalité qui prenait de l'importance. Rima fut surprise d'apprendre que cette personne désirait la rencontrer en chair et en os. Elle ne pouvait que se demander pourquoi cette Densetsu souhaitait la rencontrer au point de lui envoyer sa servante. L'ange eut d'ailleurs un peu de peine en entendant le mot « ma maitresse » sortir de la bouche d'Aly. À ses yeux, tous êtres avaient le droit de vivre librement sans appartenir à quelqu'un cependant, la jeune servante était si souriante qu'il était difficile de la penser malheureuse dans sa situation actuelle.

Elle avait une jolie voix, très agréable d'ailleurs. La suite de ses propos fit réfléchir Rima. Elle avait pris congé rien que pour la rencontrer... En entendant ça, elle se sentit quelque peu obligée de répondre positivement à la demande et puis elle avait fait tout ce chemin pour la trouver à la demande de sa maîtresse. Après avoir laissé un petit soupire fuir de ses lèvres, l'ange sauta de sa branche, ouvrant ses ailes pour amortir la chute avant d'atteindre l'herbe avec grâce. Elle observait la femme devant elle de son regard de glace et son visage toujours autant neutre.


-Bien... Je suppose que je n'ai pas vraiment le droit de refuser... Emmenez-moi à votre maîtresse.

À la suite de ses mots, l'ange suivi la femme. Elle ne savait pas ce que cette femme lui voulait, mais elle avait le sentiment que c'était important, qu'elle ne pouvait pas refuser de la rencontrer. Sa curiosité jouait aussi là-dessus. Silencieusement, Rima mémorisait le chemin qu'elles empruntaient pour se rendre à cette fameuse demeure. Elle ne saurait dire combien de temps elle avait marché avant d'apercevoir Une grande maison avec un style qui lui était inconnu. D'où pouvait bien provenir une telle architecture ?... Elle continuait de suivre la majordome en silence, observant discrètement autour d'elle. La personne qui vivait ici devait avoir de bons moyens, si bon que même Rima était impressionnée par cette maison.

À l'intérieur, tout semblait si raffiné, précis... Une très belle demeure, elle devait le reconnaître. Elle avait d'un certain côté hâte de voir le visage de celle qui désirait la rencontré et surtout de savoir pourquoi. Alors qu'elle continuait de suivre Aly, elle porta sa main à son collier l'espace de quelques secondes avant d'entrer dans une grande pièce. Elle observait la pièce du coin de l'œil, il y avait au milieu une table avec des coussins autour et une femme assise. Se devait surement être la fameuse Densetsu. Rima s'approchait d'un pas tranquille et s'arrêta à quelques mètres de la table. Cette femme était jolie. Elle avait de beau cheveux noirs tressé avec des ornements dorés dans sa chevelure. Son visage était fin, lui donnant un air qu'elle ne saurait définir. Peut-être calme ou sage. Rima posait alors son regard bleu glacé sur la femme aux cheveux noirs. Son visage était toujours aussi neutre, mais elle fit quand même l'effort de s'incliner en guise de salut avant de prendre la parole.


-Bonjour Dame Densetsu, je me nomme Rima Seiky. Votre majordome semblait dire que vous vouliez me rencontrer, alors je suis venue.

Comme souvent, Rima pouvait certainement sembler froide alors qu'en réalité elle n'attendait qu'une chose avec impatience : savoir ce qu'elle lui voulait cette femme. Avait-elle besoin de l'ange ? Voulait-elle lui parler de quelque chose en particulier ? Les possibilités étaient nombreuses, mais elle ne tarderait pas à savoir la vraie raison de cette convocation.


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Jeu 19 Avr - 1:53
Aly continuait à l’observer avec son doux et large sourire. Ce sourire était l’une des raisons expliquant sa présence à mes côtés. Ça, et sa façon de penser. Ses idées, ses valeurs. Et le fait qu’elle m’appartienne simplement. Je n’ai jamais compris le malaise que certains peuvent éprouver face à cette notion. Bien entendu, certains se voient être particulièrement maltraités et de là, cette façon de penser peut se concrétiser. Mais pourquoi ébrécher un vase inutilement ? La pire forme de maltraitance dans le dressage d’un chien revient à ce moment ou on prend sa truffe pour la coller dans sa propre merde et de fait, lui démontrer son erreur. Bien sûr, la douleur est une part importante, avec les êtres… « Intelligents ». On pourrait presque croire que nous sommes, d’une certaine façon, tous un peu masochistes. Même moi, d’ailleurs. Placez-moi sur un bon champ de bataille, et vous verrez à quel point chaque entaille ne cessera de m’amuser. J’ai vite compris, aussi, que les morsures que nous offrons, nous autres vampires, offrent un effet de plaisir assez… utile. Douleur, plaisir, envie… un trio des plus… efficace. Aly l’observait donc, calmement, douce. Sa tirade lui arracha une petite moue dubitative. Obligée ? Elle à bien dit qu’elle était invitée, non ? Une invitation, ça peux se décliner.

« Au contraire, si vous le souhaitez, vous pouvez refuser. Elle travaille tous les jours. Il lui faut donc prendre congé lorsqu’elle souhaite faire quelque chose d’autre. Prendre un peu de repos ne fera aucun mal à ma dame, soyez en assurée »

Bien sûr, elle ne tente pas de la dissuader. Juste de la rassurer. Quelque part, il serait stupide qu’elle se fasse de mauvaises idées sur une simple incompréhension et Aly ne se pardonnerait pas de commettre une telle erreur. Si un sentiment de sa part demeurait palpable, c’était son affection pour sa maîtresse. On peut aisément comprendre que si elle lui demandait de sauter dans un ravin… elle le ferait. Pour autant, elle semble assez libre dans ses façons de faire pour ne pas sembler être particulièrement enchainée. Si elle suit sa dame, c’est qu’elle l’a choisi. Et sa fidélité n’en est que d’autant plus grande. C’est d’ailleurs sans doutes l’une des raisons pouvant expliquer le fait qu’elle se ballade plus librement. Qu’elle n’est pas dans l’une des sombres salles ou ceux qui servent de nourriture demeurent simplement. Face au fait qu’elle soit tout de même suivie, Aly entames la marche, dandinant joyeusement à l’idée de ramener la petite ange à sa maitresse. Après plusieurs minutes de marche, elles finissent donc par arriver au niveau du grand jardin entourant la demeure puis, rapidement, dans le salon prévu aux invités ou la maîtresse l’attendait. D’un geste doux, Aly invita la jeune femme à venir prendre place sur le coussin face à sa maîtresse. Celle-ci aura d’ailleurs répondu aux présentations d’un fin hochement, mais pris soin de laisser sa majordome finir avant de prendre la parole. De fait, Aly reprit la parole

« Souhaitez-vous quelque chose à boire ? »

Face au fin silence laissé suite à la question, je me contentais pour ma part de montrer le contenant de thé vide, comme pour l’inviter à venir le re-remplir. Après avoir pris la réponse de Rima, elle s’écartera donc pour aller chercher les dites boissons. Pour ma part, je me contente d’observer mon interlocutrice. La « beauté glacée » que j’avais remarquée quelques temps plus tôt. Habituellement, je ne m’intéresse que peu à ce genre de personnes. Après tout, je pense pouvoir dire que je rentre moi-même dans ce genre de catégorie.  Sa façon de penser la différence cependant beaucoup des autres, de ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Malgré ses tournures se voulant aimables, je comprends qu’elle n’est pas du genre à tourner autour du pot. Comme moi, de fait. C’est dans sans attendre qu’Aly revienne, que je prends la parle. Calme, et sans doutes aussi distante qu’à mon habitude.

-Merci d'avoir accepté de me rencontrer, Rima Seiky. Comme tu le sais déjà, mon nom est Densetsu Ikari et... J’aimerais que tu deviennes mienne.

Les mots sortent sans ambages. Sans emballages. Comprenant qu’elle pourrait mal comprendre le fond de ma pensée, je reprends rapidement.

-En somme, pour le tourner avec tes mots, ceux que tu pourrais comprendre plus… aisément, j’ai besoin de toi. Bien sûr, je ne parle pas de mariage.

Rapidement, Aly finit par revenir en offrant les boissons demandées, et tandis qu’elle me ressert mon propre thé, thé que je viens placer délicatement sous mon nez pour venir en humer l’odeur délicate, je reprends doucement

-Tu me serviras donc. J’entends par là… répondre à mes attentes, quelles qu’elles soient. Bien sûr, je ne te demanderai pas d’aller à l’encontre de tes idées. Ecraser ta personnalité est la dernière chose que je souhaite. Tu ne serais pas là, sinon. En échange, tu pourrais toi-même y gagner nombre d’avantages. Une chambre dans cette demeure, la promesse de devenir plus forte ainsi que la certitude d’être à l’abri du besoin pour le reste de tes jours.

Mes traits, demeurant malgré ma distance relativement doux, comme pour démontrer d’une sincérité aussi légère que profonde, finissent suite à ces mots par se durcir comme dans une pointe de… tristesse. Ainsi, si la jeune femme doutait de mon intérêt, là, il semble qu’elle puisse en attester réellement.

-Si tu refuse… tes conditions pourraient cela dit s’avérer bien moins plaisantes. Comme je te l’ai dit… j’ai besoin de toi. Tu me pardonneras donc de ne pas vraiment te laisser le choix.

Mes yeux ne l’avaient quittée à aucun moment. Je semblais la transpercer de part en part, tandis que mon regard continuait de se balader le long de son corps. Bien sûr, lorsque je parlais, mes yeux étaient dans les siens. Nul doute, vu ses conditions de vie, qu’elle avait entendu parler de moi. Bien plus que beaucoup d’autres. Même en ayant disparu des radars de tout le monde pendant longtemps… enfin… « Tout le monde ». C’est justement une erreur. Viande et peaux de monstres n’avaient sans doute jamais été aussi présentes en ville. J’offrais dans mon absence une opulence non négligeable aux indexés et même à d’autres, quand les marchands ne pouvaient pas suivre. Je ne me suis jamais particulièrement cachée et je doute que beaucoup de personnes puissent coller à ma description. Depuis que j’ai choisi de former Lex Ordinis, mon nom commence à réellement se faire connaître. Tout comme mes choix. Beaucoup s’interrogent d’ailleurs sur le pourquoi de ce choix-ci. Après tout, pourquoi quelqu’un sensée rester neutre souhaite créer une milice ? Même mes compatriotes sont venus me questionner. Ce qui veut, à mon sens, déjà en témoigner beaucoup. Je restai donc là, à humer mon thé en patientant de ses réaction et réponses. Franchise est honnêteté sont deux choses qui, je le sais, plaisent à l'ange. C'est aussi l'un des choix m'ayant poussé à ne pas tourner autour du pot. Nous aurons l'occasion de converser de tous les "autours" lorsqu'elle aura accepté. Après tout.
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Ven 20 Avr - 22:52


L'ange avait parlé pour saluer la femme qui l'avait invitée à la rencontrer. Le silence se fit ensuite une place dans la pièce avant qu'Aly lui demande ce qu'elle désirait boire. Rima lui répondit aimablement qu'un simple verre d'eau lui suffirait. Elle n'aimait pas abuser de l'hospitalité des gens, même pour un thé. Cette dernière l'invita à s'asseoir en face de la maîtresse de maison une fois la commande prise. Rima hésita un peu, quelques secondes avant de s'avancer jusqu'à la table et de s'asseoir à genou sur le petit coussin prévu à cet effet. Son sabre la gênait un peu dans cette position... Elle ouvrit donc un peu ses ailes blanches pour passer sa main dans son dos et décrocher le sabre avant de le prendre et de le poser à côté d'elle dans son étui. Le tout était exécuté d'un geste lent afin de ne pas se montrer agressive. L'ange n'avait aucunement l'intention de s'en servir, ce ne serait pas son genre.

Silencieuse, Rima attendait patiemment d'entendre ce qu'avait à lui dire la femme qui se trouvait en face d'elle. Elle finit d'ailleurs par parler en commençant par la remercier d'avoir accepté de la rencontrer. Après tout la demoiselle était venue de son plein gré. Elle s'était peut-être mal exprimée en parlant à Aly tout à l'heure. Elle n'avait jamais été très douée pour trouver les bons mots... Densetsu Ikari était son nom complet. Il ne lui était pas un connu. Les habitants de la ville parlaient d'elle ainsi que de la milice qu'elle avait mis en place. Pendant l'espace d'un instant, son visage lui sembla familier... L'aurait-elle déjà rencontré en ville ?...

La fin de sa phrase la ramena à la réalité. Cette femme était directe et ne semblait pas vouloir tourner autour du pot. Un court silence s'installa avant qu'elle ne reprenne la fin de sa phrase en l'expliquant un peu différemment. Une de ses phrases résonnait alors dans sa tête comme un écho, une phrase qu'elle ne peut ignorer. Pourquoi aurait-elle besoin d'elle en particulier ? Pourquoi Rima et pas une autre personne ? L'ange fut envahi de questions dont elle n'avait pas les réponses. Elle voulait comprendre... Aly arriva avec les boissons, déposant le verre d'eau et servant du thé à sa maîtresse. Rima observait Ikari saisir sa tasse avec délicatesse. C'était une femme très raffinée elle devait bien le reconnaître... L'ange saisit à son tour son verre pour boire une gorgée tout en l'écoutant reprendre son discourt.

On en venait au fait, ce qu'elle attendait d'elle. Au début de ses paroles, Rima était un peu septique cependant, la suite la poussa à se poser d'autres questions. Que savait en réalité cette femme sur l'ange ? Elle semblait connaître ses idéaux sans qu'elle n'ait eu à les dires. Le regard de la demoiselle aux cheveux blancs était plongé dans celui de son interlocutrice. À l'entendre parler, elle n'avait rien à perdre à dire oui et d'après la suite dire non pourrait être problématique. Malgré ses paroles, son visage n'était pas mauvais, bien au contraire, mais Rima savait aussi que l'habit ne fait pas le moine. L'ange posa sa main sur son collier et ferma les yeux afin de pouvoir réfléchir aux paroles d'Ikari.

Pourquoi la nécromancienne avait-elle besoin d'elle au point de devoir la forcer à accepter si elle souhaitait refuser sa demande ? Était-ce vraiment si important que ça ?... Rima n'aimait pas l'idée de servir quelqu'un, mais si cela n'allait pas à l'encontre de ses principes était-ce vraiment un problème ? Pour ce qui était des avantages à accepter, l'ange n'en avait pas vraiment besoin. Vivre dans le luxe ou avec le strict minimum lui était égale tant qu'elle pouvait accomplir sa mission première. Elle réfléchissait et une pensée envahit à nouveau son esprit. Elle avait déjà rencontré cette femme une fois, elle en était sûre...

« Réfléchis. »

Elle fit alors le vide dans sa tête, cherchant un souvenir. Elle finit par trouver après un petit moment de réflexion. L'ange se trouvait dans un arbre quand cette femme était arrivée près d'un marchand pour lui fournir de la peau de monstre. Ce jour-là, leurs regards c'était croisé l'espace de quelques secondes. C'était donc ça. En y réfléchissant un peu plus, cette femme était à la tête de la milice. C'était donc elle qui était à l'origine des patrouilles en ville. Rima ouvrit alors les yeux pour observer le plafond avant de poser à nouveau son regard sur la femme qui se trouvait en face d'elle. Ces actions étaient justes aux yeux de Rima. Et puis elle avait dit haut et fort qu'elle avait besoin de son aide et ça, elle ne pouvait l'ignorer. Rien n'arrive par hasard. Depuis qu'elle était dans les limbes, tout ce qui lui était arrivé l'avait aidé à avancer.

En réalité, depuis la disparition de Leith, elle n'avait fait que chercher une personne qui aurait besoin d'elle comme ce dernier a eu besoin d'elle et cette personne se trouvait en face d'elle. Rima ne savait pas exactement pourquoi la nécromancienne avait besoin d'elle, mais pour en arriver là, se devait être important. Sa main se détachait alors de son collier, pour remettre une mèche de ses cheveux en place.


-Je ne vous connais pas personnellement, mais je vous ai déjà vue. J'observe beaucoup les habitants de cette petite ville, leur façon de bouger, leur façon de vivre et parmi ce grand nombre de personne je vous ai vue un soir aider ce marchant en lui rapportant des peaux de monstres qu'il a ensuite revendu à bon prix le lendemain. Ce même marchant a ensuite pu agrandir sa boutique.


L'ange fit une courte pause. Son regard se posait alors sur le sabre pendant l'espace d'un instant, juste quelques secondes avant de revenir à la femme.

-Vous semblez en savoir beaucoup à mon sujet, plus que moi à votre égard pourtant, de ce que j'ai pu voir de par vos actions, j'ai le sentiment que vous n'êtes pas une mauvaise personne. Vous aidez votre prochain et ça, c'est une vertu qui se fait rare de nos jours.

Le regard glacé de Rima soutenait toujours celui de la dame en face d'elle. Cette rencontre n'était pas un hasard. L'inconnu ne lui faisait pas peur et elle avait le sentiment que cette femme était cette âme qu'elle cherchait depuis un bon nombre d'années, l'âme qui aurait besoin d'elle à ses côtés.

-J'accepte... J'accepte de vous aider.
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Sam 21 Avr - 1:46
Elle finit donc par s’asseoir. Je pouvais sans mal me rendre compte de son malaise. Beaucoup de questions ne cessent de l’assaillir. Qui suis-je ? Pourquoi mon désir de l’avoir face à moi ? Puis… peu de temps ensuite, comment ça, « mienne » ? Je sais que l’esclavage n’est pas son plus grand plaisir, mais je sais qu’elle est rationnelle. J’en ai pas vu énormément, dans son esprit, mais bien assez pour pouvoir le déduire. Un choix rationnel et utile devrait donc la convaincre. Maintenant, outre ces deux points, je sais que j’ai mis le doigt sur un point sensible. Le besoin. Un être comme elle ne devrait pas tomber dans les mains de n’importe qui. Il serait aisé de la maltraiter face à ce besoin qu’elle à d’aider. Ainsi, tout en ayant réellement un besoin quant à sa personne, je fais d’une pierre deux coups en évitant que quelqu’un de bien plus malsain ne s’amuse à la briser entièrement. Je ne me fais pas de fausses idées. Je sais qu’elle parviendra à rester ce qu’elle est, à mes côté. Et c’est justement pour ça qu’elle m’est si précieuse. Elle est…. Borderline, pour un ange. En somme, il ne me reste plus qu’à souhaiter que sa condition lui conviendra parfaitement. En soi, ce sera autant à moi qu’à elle, de faire en sorte que ce soit le cas, me direz vous. Je continue donc de l’observer calmement, demeurant douce et détendue. Mon propre sabre demeurant posée contre mon flanc, dans son fourreau, il demeurera sans mal, toujours aussi magnifique, à portée de vue de l’ange. Si elle pouvait donc en douter, je demeure une guerrière, oui. De plus, autre détail pouvant sans mal l’intriguer : Ma force demeurant au premier abord relativement faible, pour un nécromancien. J’ai toujours particulièrement apprécié cet aspect de mon pouvoir. J’ai la capacité de me fondre dans la masse sans aucune difficulté. Ici, donc, ainsi détendue… on pourrait sans mal me prendre pour une cible facile.

Elle prit son temps. Rien de surprenant. Elle m’avait écoutée, elle m’observait, elle pensait. Comment la blâmer, après tout, je viens de lui demander de m’offrir sa vie. Dans le fond, je dois avouer que je m’attends à un refus. Un refus net et rationnel. Qui donnerait sa vie par simple… envie, ou chantage ? Un être si fier gaspillerait sa vie à essayer de la protéger. Mais… ce n’est pas la fierté qui la guide. Non… Loin de là. Sans en être probablement consciente, elle n’a probablement jamais été libre. Son désir d’aider son prochain, de se battre pour autrui…. Elle est prisonnière de ce souhait d’être utile à son prochain. Bien sûr, tous les anges le sont à plus ou moins grande mesure. Mais tous ne s’offrent pas ainsi corps et âmes à tous ceux dont le cœur peut avoir un brin de bonté. Pas tous ne peuvent non plus si bien le discerner. Elle désire tant aider autrui que quelqu’un de vicieux pourrait sans mal la manipuler et corrompre ou arracher ses ailes. Elle n’est, dans l’état actuel, qu’une petite lame de lumière qui offre ses maigres services au besoin. Oui. Je radote volontairement. Ce n’est pas une fière guerrière, c’est un objet qui passe de mains en mains. Rima Seiky est dors est déjà esclave. Autant qu’elle le soit maintenant pour quelqu’un qui se soucies sincèrement d’elle. Ses mots me tirent de mes propres pensées, tandis que je viens délicatement prendre ma tasse entre mes doigts, soufflant doucement sur le contenu de la dite tasse, en l’écoutant. Ainsi, elle fait partie de ces personnes qui avaient eu loisir de me voir quand je ne souhaitais être vue de personne. En soi, elle à probablement du constater de l’avancée commerciale qui avait suivi mes chasses. Les peaux ne sont pas ce que j’ai le plus apporté à la cité. La viande à couru à foison, en ce temps là. La douce époque des chasses constantes. Rien qu’au souvenir de tout ce sang dont j’avais loisir de me gorger, je pourrais presque retomber en ivresse. Un fin sourire en vint d’ailleurs à étirer délicatement mes lèvres à cette pensée. Alors, elle m’estimai assez « bonne » pour accepter mon offre. Un fin ricanement satisfait suivi, étirant mes lèvres dans un sourire plus grand. Ainsi, je ne m’étais visiblement pas trompée sur elle. Ainsi… elle est aujourd’hui mienne. Bien. Nous verrons si elle parviendra à se démarquer des autres, comme l’a fait Aly avant elle.

-Bien. Bien. Il est donc l’heure de t’en apprendre plus sur moi. Je ne suis pas simplement nécromancienne. Je suis un vampire. L’un des besoins que je peux retirer de ta présence doit donc devenir parfaitement clair. Il l’est d’autant plus quand on connait mon véritable pouvoir. Je suis capable d’absorber l’âme de ceux que je touche. C’est ainsi que j’ai pu te retrouver si… aisément.

Toujours si franche, je me permets une courte pause le temps de prendre une fine… très fine gorgée, soupirant doucement d’aise sous le goût, un goût idéal. Comme d’habitude.

-Ta… psychologie, m’intéresse aussi beaucoup. Sans parler de l’aspect froid que tu offres… tu es capable de voir le bon là ou d’autres l’ignorent. Je pense que tu seras capable de rester à mes côtés sans perdre la pureté de ton âme.

De là, je m’arrête un instant plus long, venant déposer la tasse sur la table pour me redresser doucement, contournant la petite table pour venir doucement m’asseoir non loin d’elle. Après tout, si elle est mienne… je n’ai aucune raison de vouloir lui cacher cet aspect de ma personnalité, n’est-ce pas ? Enfin… personnalité. Je n’y peux malheureusement pas grand-chose. Ma plus grande faiblesse… cette faim. Cette hantise de ne jamais avoir assez. M’approchant doucement, donc, mais sans engager le contact, je reprends, doucement, presque dans un murmure

-Mon pouvoir est probablement l’un des plus grands de ce bas monde. Mais il possède un défaut : J’ai bien plus souvent faim, et bien plus.

« Et l’une des premières choses m’ayant attiré chez toi, c’est l’odeur ton sang »…conclus-je en mon for intérieur, tandis qu’une main venant lentement glisser au dessus de son épaule pour tenter de dévier le tissu qui le recouvrait, perdant peu à peu l’esprit au profit de cette faim qui devenait peu à peu… lancinante et douloureuse. Cela dit, je fut coupée dans mon geste, un coup de jus. Rien de particulièrement violent et elle ne dégageait aucune hostilité. Oui… elle est habituée à être seule. Un long soupir traversa mes lèvres, alors que je tenais, pour l’instant, de contenir l’envie d’y planter les crocs sans attendre. Sur ce point, il me faudra attendre qu’elle m’accepte. Je ne vais pas la tuer pour sucer son sang. Ce serait du gâchis. Un immense gâchis.
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Dim 22 Avr - 12:29



Comment dire... Je savais que cette décision allait considérablement changer ma vie... pourtant, j'avais le présentement qu'elle était cette personne que je cherchais depuis tant d'année. Une personne qui avait besoin de moi à ces côtés, comme lui autre fois. Bien entendu, le fait que je lui appartienne ne me plaisait pas plus que ça, mais était-ce parce qu'elle me l'avait dit explicitement ? Après ma réponse, Ikari sourit grandement. Ce n'était pas étonnant après tout, elle avait eu ce qu'elle voulait. Je la regardais fixement, les traits de mon visage toujours figé comme bien souvent alors qu'elle prenait la parole. Elle allait donc m'en dire plus sur elle.

Ah c'était donc ça ? Elle avait donc besoin de mon sang ? Je n'avais jamais côtoyé de vampire auparavant, mais je savais qu'ils avaient besoin de sang pour survivre. En temps normal, je ne pouvais les blâmer pour cela. Nous ne choisissions pas ce que nous sommes. Être accablé par cette soif de sang constante devait sans doute être une gêne pour les personnes de cette espèce. Comment leur en vouloir de vouloir vivre ? C'était impossible. Alors que je me perdais dans mes pensées, ses dire sur son véritable pouvoir me remmena à l'instant présent. Elle était capable d'absorber l'âme de ceux qu'elle touchait ? Je vois... C'était donc ainsi qu'elle m'avait trouvée. Cette nouvelle ne me plaisait pas. Qui serait content en sachant qu'on lui avait volé un bout de son âme ? Même si elles se régénèrent, cette pensée était gênante pourtant, je n'arrivais pas à lui en vouloir plus que ça. Une faute avouée est une faute à moitié pardonnée hein ? Je ne pouvais que resté admirative devant sa franchise. Elle n'était pas obligée de m'avouer qu'elle m'avait volé une petite partie de mon âme, mais elle l'avait fait et ça, c'était un geste qui ne me laissait pas indifférente. Enfin... indifférente n'était peut-être pas le bon mot... Mais j'étais en quelque sorte touchée par cette franchise.

Lorsqu'elle reprit, je l'observais toujours. Ma psychologie ? En y repensant, c'était logique. Elle m'avait pris une partie de mon âme... Elle avait donc pu voir une partie de ma personne ainsi. C'était sans doute pour ça... Oui j'étais capable de voir le bon là où d'autre n'arrivent pas à le voir. D'ailleurs cette femme me laissait perplexe. Il y avait du bon en elle j'en étais certaine, mais j'avais l'impression qu'il y avait aussi certaines choses moins bonnes. Je ne saurais dire quoi... C'était une impression. Nombreux sont les êtres auxquels le coeur balance d'un côté et de l'autre de la ligne. Peut-être qu'elle avait besoin de moi pour ça ? Je ne pense pas que je pourrais la raisonner, mais parfois, je sais que d'avoir un avis peut être bénéfique. Je restais toujours silencieuse et je la regardais se lever pour faire le tour de la table et s'asseoir non loin de moi. Je pouvais la sentir se rapprocher lentement, j'entendais ces paroles prononcées dans un fin murmure. Cela ne me rassurait pas... Je n'aimais pas cette impression qu'elle me laissait actuellement... le contacte de sa main sur ma peau me surpris. Je ne l'avais pas fait exprès. Je n'ai plus l'habitude des contacts physiques avec d'autres personnes, je vivais recluse depuis trop longtemps... Mon pouvoir me sert à me protéger et je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle touche mon épaule. Ce fut un coup de jus réflexe, il n'avait pas pour but de blesser la personne, mais simplement de prévenir. Je m'attendais à ce qu'elle le prenne mal, mais au lieu de ça, elle se contenait. S'inquiétait-elle vraiment de ma personne ? Jusqu'ici elle avait été franche, mais pouvais-je la croire ? Je réfléchis rapidement. Je n'avais pas le droit de la juger pour ce qu'elle était et puis elle se retenait de mordre, je pouvais le sentir... Je savais que le sang d'ange était très apprécié par les vampires, pourquoi je ne saurais le dire, mais se devait être insupportable pour elle. Je soupirais doucement avant de me tourner vers elle pour la regarder.


-Je ne suis plus habituée à être aussi proche de quelqu'un, j'espère que ça ne vous a pas trop surpris.


Je n'étais pas forcément désolée, car j'avais eu peur et peut-être que cela l'avait aidée à reprendre ses esprits, mais j'avais souvent entendu dire l'aubergiste qu'un voyageur affamé était un voyageur dangereux. La seule différence était que l'aubergiste parlait de ses réserves. Je pouvais voir son envie sur son visage et cela me faisait de la peine... Je finis alors par lui tendre lentement mon poignet. Mon visage restait de marbre, seul mon regard c'était adoucit, il pouvait sembler moins glaciale que d'habitude.

-Je pense que je ne pourrais jamais comprendre à quel point cette soif constante peut vous accabler, mais un être affamé peut devenir un être dangereux pour les autres. Je sais que vous en avez envie, alors buvez tant que vous êtes vous-même.

Je me rendais compte après avoir parlé que mes paroles pouvaient être mal prise... Je n'avais plus l'habitude de communiquer. Je prenais les paroles comme elles me venaient à l'esprit... Je n'avais plus vraiment de tact non plus lorsque je parlais avec d'autres personnes. J'osais espérer qu'elle ne prenne pas mal mes paroles et qu'elle comprendrait leurs sens. Ikari semblait être une personne réfléchie, elle comprendrait surement là où je voulais en venir.
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Sam 28 Avr - 1:14
La faim. Je ne sais pas si l’on peut qualifier ce fait comme un défaut sans nom ou comme  un plaisir des plus particuliers. Enfin, c’est un besoin. Tout besoin assouvi apporte une immense satisfaction. Nuls doutes sur ce point. En fait, s’interroger sur le sujet, c’est comme poser une question qui n’a pas lieu d’être. Quoi que je puisse dire ou faire, cette faim incroyable continuera de me tirailler et tout ce que je peux faire, c’est de toute façon chercher à l’assouvir. Les mots de mon interlocutrice ne m’atteignent pas. En façade, tout du moins. Mon regard, intense, demeure planté dans le sien. Je ne prends pas non plus la peine de relever la pitié que je vous sur son visage. Pourquoi le ferais-je ? Il est vrai que je dois sembler pitoyable, là. Mais quelle importance. Elle est chez moi, mienne. Je ne crains rien. Ses derniers mots finissent cependant de m’arracher un fin sourire songeur tandis que je viens doucement attraper son poignet pour venir y planter l’un de mes crocs, délicatement. Une fois fait, c’est avec un plaisir non dissimulé que je viens récupérer de son sang. Peu à peu, laissant le flot rougeâtre couler du poignet directement entre mes lèvres. Sans me gêner, j’essaie de « l’attaquer » psychologiquement, de lui soustraire juste ce qu’il faut de son âme… Mon but n’est ni de lui faire mal, ni de la blesser. C’est donc sans réellement prendre le soin de lui demander son reste que je délaisse doucement son poignet pour rejoindre son cou. Lors des quelques longues gorgées précédentes, j’aurais tenté de la détendre, de l’apaiser, de lui faire comprendre que j’aimerais engager quelque chose d’autre avec elle. Quelque chose de plus…. Profond. Mais que pour ça, il me faut une meilleure prise. J’ai donc laissé faire les affres de la morsure et la soustraction de ses réticences l les plus... Dangereuses, pour venir planter mes crocs dans son cou. Cette fois, cependant, alors que mes lèvres s’y posent tendrement, je fais montre d’un peu moins de tendresse, la faim, titillée, ne pouvant que me pousser à chercher satisfaction. Pourtant… je tiens parole, venant délicatement prendre sa main, comme pour tenter de la rassurer un peu plus encore, tandis que j’inverse le processus et lui transmet des images. Que je la plonge de façon à ce qu’elle voies de mes yeux et ressente de mon corps. Je profite de ce repas, du lien du sang, pour ouvrir des portes.

D’abord, elle pourra me voir quelques minutes plus tôt, lorsque, malgré mon air calme et distant, la faim en venait à me tirailler. Je lui montre à quel point son odeur me semble exquise et à quel point je lutte pour ne pas la vider de son sang comme un simple animal. A quel point mon estomac et mon crâne me lancent pour que je me nourrisse. La douleur. L’intense douleur.  Je lui montre mon intérêt… qu’elle n’est pas là par caprice. Je lui montre  que j’ai besoin d’elle et pas seulement par son sang. Je lui montre à quel point j’ai voulu qu’elle soit mienne, et à quel point j’en suis satisfaite. Je lui expose clairement pourquoi, aussi. Je lui montre qu’outre son odeur et le gout, je ne peux que l’affirmer, délicieux de son sang, sa psychologie me plait, elle est rare et précieuse. Je ne lui cache pas non plus qu’il s’agit d’une très belle femme. Je me montre totalement franche.

Le tout se sera présenté dans des flashs aléatoires d’images précises. Des images, ou des sentiments bruts et sincères. Comme pour chercher à la détendre un peu plus, je laisse doucement ma main libre, celle qui ne siège pas sur sa joue pour l’aider à maintenir une position confortable pendant mon repas, glisser jusqu’au bas de son ventre. Si des coups de jus ont lieu, je les encaisse sans la juger. Bien sûr, elle pourra sentir ma puissance grandir encore et encore jusqu’à ce qu’elle soit, là, dans mes mains, totalement mienne ou presque. Jusqu’à ce que mes sentiments et désirs l’aient envahie. Le geste n’a rien de vicieux, ou en tout cas, ce n’est pas recherché. Mes doigts glissent contre sa peau, toujours dans de fins gestes tendres. Pour me nourrir, je me serai redressée pour me recoller un peu contre  elle, avoir accès à son cou, et y chercher mon dû. Me permettre ce lien aussi. C’est donc sans réellement y voir grand-chose à redire qu’après mon repas, je décolle doucement les lèvres pour venir les apposer un instant au niveau de ses lèvres. Cette fois, cependant, une fine envie est sans doute bien plus perceptible. Si l’on dit que le lien à des tendances à ouvrir des portes et des désirs, il n’en est pas grand-chose de différent pour nous autres, vampires. Le but primaire étant cela dit de la remercier pour m’avoir finalement laissée faire et de ça. Pourquoi devrais-je sous-traiter ce qui m’appartient, après tout ? C’est là une des preuves de ma franchise. Une des marques de mon comportement qu’elle aura sans doutes pu lire dans les parcelles de mon âme qu’elle à pu voir. Tout autant que mes désirs les plus sombres. Mon mépris et mon amour pour mon prochain, mon désir de protéger autant que possible. Le désir de tuer, de blesser. Le désir de mener ce jeu plus loin. Même si ce n’est pas un jeu, bien au contraire. Bref…. Elle en sait maintenant bien plus sur moi, elle aussi. Sans me décoller d’elle, je suis bien consciente d’avoir sans doutes, pour cette fois, exacerbé le sentiment d’aliénation. Mais… je ne m’en plaindrai pas. Je veux qu’elle comprenne. Ce serait dommage de la voir finir dans une cage, vidée et violée à l’envie. En tout cas, c’est encore consciente et avec assez d’énergie que je la libère de sa position d’assiette ambulante. Je reste cependant assez proche d’elle. Décidée à l’habituer à ma présence. Il faudrait bien. Mais tout ça… elle pourra sans doute le comprendre. Un bien précieux, on en prend soin et on le garde à portée de main. C'est donc sans un mot que je guette paisiblement ses réactions.
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Lun 7 Mai - 20:15


Je ne savais pas si lui tendre mon poignet était la meilleure des idées, mais actuellement c'était la seule chose que je pouvais faire pour l'aider. Je ne m'étais jamais fait mordre par un vampire... c'était la première fois. Beaucoup de questions emplissait mon esprit dont une en particulier... Allais-je avoir mal ? Était-ce douloureux ? Leith m'avait toujours défendue de faire une telle chose. Il me disait que les vampires en avaient après mon sang et qu'ils étaient dangereux, pourtant je n'avais pas peur de la femme qui attrapa mon poignet pour le porter à sa bouche, je me demandais seulement si la morsure sera supportable. Je faisais preuve d'un calme redoutable, comme toujours. Mon visage restait neutre alors que je voyais ses crocs pointus à quelques millimètres de ma peau quand soudain : la morsure.

Je fus parcourue d'une sensation étrange. Oui le premier contact était un peu douloureux, mais contrairement à ce que j'aurais pensé, il y avait un petit côté agréable... Je me surpris moi-même à penser cela... En temps normal, je me serais sans doute un peu inquiétée pourtant j'avais comme l'impression de me détendre. Ce sentiment était très complexe... Le temps passait et je sentais que je ne serais pas capable de lui résister... comme envoûtée par cette femme qui s'abreuvait de mon sang. La dame finit par délaisser mon poignet pour rapprocher son visage du mien et loger sa tête dans mon cou. Je savais très bien ce qu'elle comptait faire... J'avais envie de me débattre et de la repousser, mais mon corps ne bougeait pas, comme s'il en redemandait encore... Les vampires sont vraiment des créatures étonnantes, je ne pouvais le nier... Ses crocs se plantèrent à nouveau dans ma peau sauf que cette fois, la sensation que j'avais ressentie auparavant était exacerbée. Malgré la douleur, je ne peux contenir ce fin gémissant qui s'échappait de mes lèvres comme un doux murmure. Que m'arrivait-il ? Alors que je me questionnais, je ressentis quelque chose d'étrange... Mon corps me poussait à fermer les yeux et cette fois je ne tentais pas de résister, je le laissais faire.

Les yeux clos, j'étais plongée dans l'obscurité, pourtant je la voyais. Elle était assise et impassible, pourtant je sentais ma gorge me brûler. J'avais... soif ? Puis une odeur irrésistible me parvint. Une odeur sucrée... Je compris à ce moment-là que c'était elle. Je ressentais ce qu'elle éprouvait quelques minutes plus tôt. Je comprenais maintenant à quel point cela avait dû être compliqué pour elle de se retenir de ne pas goutter mon sang qui lui semblait si délicieux. N'importe qui aurait craqué à sa place, mais elle avait réussi à garder le contrôle malgré la douleur et son instinct. Soudain d'autre chose me parvint. Ce n'était pas sous la forme de flash, ce n'étaient pas des paroles non plus... Je ne saurais comment le dire, mais elle me montrait ce qu'elle voulait me dire. Je pouvais ressentir qu'elle avait vraiment besoin de moi. J'eu d'ailleurs un flash d'Ikari au soleil et je compris que mon sang n'était pas seulement bon, mais qu'il pouvait l'aider à s'exposer le jour. Elle a besoin pour son travail, elle a besoin de moi.

Il n'y avait pas que mon sang qu'elle appréciait. Elle ne m'avait pas menti lorsqu'elle m'avait dit que ma psychologie l'intéressait. J'étais un être rare pour elle, quelque chose de précieux qu'elle ne laisserait pas s'échapper. Elle me montra avec franchise ce qu'elle ressentait, ce qu'elle voulait me dire. Je sentis ensuite une main se poser sur mon ventre. Mon esprit avait beau être embrumé, mon corps lui réagit à ma place d'un coup de jus préventif qui n'eut certainement pas beaucoup d'effet sur la femme. Sa main sur ma peau me fit frissonner. C'était un contacte agréable, en contradiction avec cette force que je pouvais sentir émaner d'elle. Cette femme était d'une puissance redoutable. Je pouvais sentir son désir d'aider son prochain comme un désir bien plus sombre... Nous avons tous des parts d'ombre en nous, je ne pouvais la juger pour cela et après tout elle n'était pas une mauvaise personne. J'en étais convaincue. Puis elle finit par rompre le contact pour poser ses lèvres sur les miennes. C'était un geste un peu osé, mais je ne la repoussais pas. C'était un contact plutôt agréable... Je n'avais jamais embrassé quelqu'un, mais je ne lui en voulais pas de m'avoir volé ce baiser car peut-être qu'en réalité je le souhaitais aussi ? Ou avais-je seulement l'esprit trop embrumé au point de ne plus savoir ce dont j'avais réellement envie ? Je ne pense pas.

Je ressentais encore les derniers sentiments qu'elle m'avait fait parvenir. J'ouvrais lentement les yeux pour la toisé de mon regard bleuté qui était certainement bien plus expressif que mon visage. Je comprenais maintenant ce qu'elle voulait dire lorsqu'elle m'avait demandé d'être sienne. Elle avait besoin de moi, autant que lui auparavant. Je restais près d'elle, sa présence ne me dérangeait pas bien au contraire. Je la trouvais à présent plus rassurante, je savais qu'elle ne me voulait aucun mal et qu'elle ne m'en ferait sans doute jamais volontairement. Mon regard toujours planté dans le sien j'ouvris alors la bouche pour prendre la parole.

-Je ne sais pas encore comment définir ce qui vient de se passer... Mais je comprends mieux vos motivations à présent. Vous êtes sincère, vous ne m'avez pas menti non plus tout à l'heure... Nous avons tous des parts d'ombre, même les anges, pourtant malgré cela, j'ai pu ressentir cet amour et cette envie d'aider... Je vous aiderais à accomplir ce que vous avez à faire, je resterais à vos côtés jusqu'au jour où vous n'aurez plus besoin de moi.

« Telle est ma mission dans ce monde... »


Je n'avais pas vraiment réfléchi à l'impact que pourrait avoir mes paroles. J'ai toujours eu de la peine à comprendre ce que les gens souhaitent entendre. Je n'utilise pas forcément les mots adéquats, mais au moins je reste quelqu'un de franc, je ne suis incapable de mentir. Les sentiments qu'elle m'avait fait parvenir était aussi franc que mes mots.

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Sam 12 Mai - 3:29
Tendre douce et égarée petite ange. Un spectacle si bon pour les yeux que pour l’esprit. Tant d’innocence, même maladroite, demeure une saveur de choix. Quoi que je puisse en dire, quoi qu’elle-même puisse sans doutes en dire… son odeur parles d’elle-même et le gout de son sang est aussi enivrant que ce que je le pensais. Peut être même plus encore. C’est dans ce genre de moments que je comprends, du plus profond de mon être, pourquoi le bien est cible du mal depuis la nuit des temps. Pourquoi la corruption va dans ce sens. C’est comme… Je ne saurais dire. Elle est, sur certains points, mon opposé le plus parfait. Je peux le sentir. Je peux le savoir. Je le sais. Je sens déjà certaines circonstances amener à devoir faire des changements dans mes plans. Je sens qu’elle essaiera, autant qu’elle le pourra, de changer ma façon de penser et de faire lorsqu’elle comprendra mes méthodes. Je sais cela dit que je ne la perdrais plus. Là, tandis que je plante lentement mes crocs dans son cou, je le sais. J’en suis sûre. Elle est mienne, maintenant. Parfois, il peut arriver qu’un adversaire coriace permettre à clore son esprit au lien. Au moins partiellement. Je sais qu’elle est assez forte et que si elle l’aurait réellement souhaité, c’est sans doutes une décharge d’électricité pure qui m’aurait accueillie. Pourtant, je lui là, les lèvres tendrement posées sur son cou tandis que j’aspire hors de ses veines le liquide écarlate et indispensable à son existence. Ses barrières tombent et sa curiosité croit. Elle se demande pourquoi. Ce que je lui veux. Ce que je lui fais. C’est pourtant clair… C’est ainsi que je bondis sur l’occasion et que je la pousse à me céder un peu plus de son esprit et de son cœur, lentement, renforçant le lien. Jusqu’à l’établir pleinement et pouvoir lui partager mes mots et pensées.

La fine décharge traversant mes doigts m’arrache un fin soupir surpris. Je me perdais tant dans cet instant et dans la concentration de notre échange, que je dois avouer ne plus m’être réellement attendue à un réflexe corporel. J’ai donc secoué la main dans un geste vif, avant de retenter ma chance, sachant que cela passerait sans mal. Vous savez, il n’y à rien de plus… transcendant, que ce sentiment d’être pleinement comprise et acceptée, dès le plus intime de son âme. Elle venait de me comprendre. Contredisant ses propres mots. Contredisant sans doute certaines de ses idées initiales. Elle venait de tomber sur le poids de m’en assaut qui… n’en à de nom que les effets. Je me suis montrée parfaitement franche et cajoleuse, car c’est ce que je désirais. Dès lors qu’elle est mienne, elle que je désirais faire mienne… Mon cœur ne peut qu’être comblé. Après tout, malgré mes airs et mes idées… je reste humaine, moi aussi. Vouloir quelque chose et l’obtenir de la sorte… C’est sans conteste une des plus plaisantes victoires possibles.

Après ce baiser, offert si sincèrement qu’il en était presque venu naturellement, je prends soin d’écouter la totalement de ses mots, sans lâcher le contact de sa peau sous mes doigts, au contraire. Ses tournurent ne manquent en rien à m’arracher un fin et doux sourire amusé. Tant de formalisme. Si je ne l’avais pas entendu avant, je pourrais croire qu’elle vient de m’accepter comme chef. Mais ai-je réellement besoin de ce genre de choses ? Elle apprendra, ici, à parler convenablement. Je ne me fais aucun souci sur cet aspect. Je me fais très peu de soucis en soi, en fait. Ses mots et tournures, bien que formalisées, tranchent nettement avec sa position. Elle ne s’est ni reculée ni éloignée. D’un petit coup de narine contre sa chair, son sang semble m’appeler à nouveau. Tellement qu’un long frisson parcourt la totalité de mon corps. La faim s’éveille à nouveau, tel un monstre dévoreur au plus profond de mes entrailles. L’espace d’un instant, mon air s’assombrit sans doutes. Après tout, je n’en fait nul secret… même si je prends un certain plaisir au travers de cette « excuse », elle n’en reste pas moins fondée. Et cela ne me plait en rien. Devoir me servir de cette faim pour justifier certains comportements… aussi fondé que ce soit, me reste une sorte de… déshonneur. C’est d’une voix tiraillée, bien que rapidement reprise, que j’entame ma réponse, doucement.

-Ainsi, Rima, je peux répondre à cette… « Question » dès l’instant. Jusqu’à ce que je n’ai plus besoin de toi… hm ?

D’un ton doux, bien que plus bas, mes mains viennent glisser le long des plumes de l’une de ses ailes. Tendrement, j’en suit le fil jusqu’à en atteindre une pointe inférieure et je reprends, toujours aussi franche.

-Dès lors, Rima Seiky, tu m’appartiens. Tu as accepté ces termes et oui, c’est vrai, je ne compte en rien te laisser le choix de rompre ta parole. Cependant, je te donne la mienne qu’ici, tu ne manqueras de rien et que jamais je ne t’empêcherai de sortir ou d’accomplir ce que tu souhaites. Tant que tes tâches sont accomplies et que tu ne me fais pas honte… bien entendu.

D’un fin sourire, je passe un fin coup de langue pour venir récupérer un peu du sang perlant sur son cou, comme pour tenter d’apaiser le doux appétit croissant depuis quelques instants maintenant.

-Je te l’ai dit, après tout… Je te veux entière et non brisée. Tu me seras bien plus précieuse encore en demeurant libre de tes idées et pensées. Tu m’intéresse autant que j’ai besoin de toi.

Sur la fin, mon ton semble se noyer dans un murmure presqu’innaudible. Cependant… au vu de l’extrême proximité s’étant creusée au fil des instants, nul doute qu’elle n’à du en perdre aucune miette. Je reste donc là, luttant un instant avant de parvenir à relever lentement le nez pour lui céder un sourire doux. Comme sourirait sincèrement n’importe qui de pleinement satisfait…. Ce que je suis. Peut être même un peu trop, tant le sillage de mes doigts sur son ventre se font plus… naturels, glissant de haut en bas, de sa chute de rein au bas de sa poitrine. Rien de réellement provocateur ou vicieux dans le geste… cependant.
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Lun 14 Mai - 18:58


Parfaitement immobile, je restais assise bien droite contre la vampire. Je n’avais plus de doute sur ses intentions et sur elle non plus. Je n’avais pas peur d’elle non plus. Je savais que mon sang lui était irrésistible, mais je savais aussi qu’elle ne me tuerait pas sur un coup de tête. Je restais donc contre elle, laissant sa main se promener au niveau de mon ventre. Ce n’était pas désagréable alors pourquoi je l’arrêterais ? j’écoutais sa réponse. Effectivement elle ne semblait pas vouloir se séparer de moi, mais la vie nous réserve des surprises. Peut-être que dans deux siècles elle n’aura plus besoin de moi ou peut-être trois qui sait… Je n’excluais pas le fait que ça arrive un jour. Quand je n’en avais aucune idée.

Alors que je me perdais à nouveau dans mes pensées, une sensation me ramena à moi. J'avais toujours eu les ailes sensibles... Sa main dessinant le contour de l'une d'entre elle, m'arracha un fin soupir discret. La vérité était que je ne m'y attendais pas. Je me concentrais pour écouter la suite de ses paroles. Ikari avait beau avoir un air froid par moment, mais c'était une personne gentille. Elle m'offrait un toit dans son immense demeure et me laisserait ma liberté tant que mes tâches envers elle sont accomplies. Je ne voyais pas d'inconvénient à cela. J'avais accepté de l'aider, il était donc normal que je ne proteste pas. Bien sûr j'avais encore un peu de peine avec le fait qu'elle dise que je lui appartiens... Je finirais par m'y habituer de toute façon. Lorsqu'elle reprit je comprenais pourquoi elle disait qu'elle avait besoin de moi avec mes idéaux et mes pensées. Je serais certainement la seule qui oserait peut-être la remettre en question. J'ai ressenti cette haine et cette envie de meurtre en elle... Je ne la blâme pas, elle est ainsi, mais je suis certaine qu'il y a d'autre façon de faire pour qu'elle puisse arriver à ses fins et je l'aiderais autant que je le pourrais.

Je restais donc silencieuse dans un premier temps. Je sentais toujours sa main caressant ma peau avec douceur. C'était plutôt spécial... Je n'étais pas mal à l'aise pas ses caresses ni même gênée. Je ne saurais pas vraiment comment les définir... C'était simplement rassurant... Oui ça devait être ça. Je l'observais avant de me souvenir qu'elle s'était prise une secousse tout à l'heure... Oui j'avais certain réflexe que je ne contrôlais pas vraiment... Mon don avait toujours été un peu capricieux, mais j'avais appris à mon servir avec le temps.

-Je ferais en sorte de ne pas nuire à votre réputation, ne vous en faites pas pour cela. Je ne suis pas du genre à faire du grabuge en ville.

Je levais alors la main pour poser le bout de mes doigts sur son bras. Je me concentrais à maîtriser l'électricité pour rendre se contacte agréable, stimulant la peau de mon interlocutrice avec juste assez d'énergie pour rendre ce contact plaisant et non douloureux comme tout à l'heure. Je la regardais alors droit dans les yeux avant de reprendre la parole.

-Je suis désolée pour la secousse tout à l'heure... Mon corps à certains automatismes que je ne maîtrise pas totalement, mais contrôler, il peut devenir plus agréable...

Du mal, peut naître le bien. C'était ma conviction la plus profonde et mon pouvoir en avait toujours été la preuve. Je l'avais peut-être blessée tout à l'heure, or maintenant le contact devait certainement être plaisant. Je finis d'ailleurs par retirer ma main de son bras pour la ramener proche de mon corps pour revenir à ma position initiale avant de réaliser quelque chose.

-Je sais que j'aurais certaines obligations envers vous, mais j'aurais besoin que vous me laissiez certains jours pour aider l'aubergiste qui m'a hébergée. Son employé a disparu et il a besoin d'un peu d'aide pour s'occuper de l'auberge pendant quelques heures. Je voudrais continuer à l'aider le temps qu'il trouve un employé... Il m'a offert un toit en échange de mon aide, je ne peux pas le laisser tomber...

Oui c'était peut-être un peu inattendu comme « demande », mais je venais de réaliser que si je vivais ici, je n'aurais plus de raison de retourner à l'auberge et j'avais promis à ce brave homme de lui donner mon aide. Je ne pouvais pas le laisser tomber ainsi. Je n'aurais pas à travailler beaucoup c'est un fait et puis à vol d'oiseau la ville est proche, je ne m'éclipserais pas très longtemps. Ce n'était peut-être pas le bon moment pour aborder ce sujet... Enfin je ne savais pas vraiment s'il y avait de bons moments pour quoi que ce soit de toute façon... Je soupirais doucement avant de regarder sur la gauche.

-Je suis désolée, je n’ai pas les pas toutes les notions concernant la sociabilité. Je ne sais pas remarquer quand il faut aborder un certain sujet ou un autre… Je n’ai plus l’habitude de vivre en société pour être honnête.

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Lun 21 Mai - 18:32
Comment faire pour la dérider un peu ? Voilà une question occupant bien assez mon esprit pour l’instant. Elle est mienne, il est donc normal que je me soucie de son bien être au point de vouloir qu’elle éprouve plaisir à sa condition. Je la sens encore réticente à ce concept, elle s’entête à parler simplement d’aide, comme si elle ne comprenait pas les réelles conditions de cet accord tacite qui nous lie dorénavant. Il lui faudra sans doute du temps avant de s’ouvrir plus librement, avant de céder des choses qu’elle ressent plus que ce qu’elle pense simplement. Pourtant, mes doigts parcourant son corps ne semblent ni la gêner ni la déranger. Est-elle si habituée au contact ou m’accorde telle déjà une telle confiance ? Il est vrai que la vie nous réserve parfois des surprises. Qui sait ce que je penserais d’elle dans deux siècles ? Qui sait si j’y verrais encore l’intérêt que je vois aujourd’hui. C’est vrai. Cependant, il y à une chose que je peux affirmer : Je suis loyale envers qui le demeure envers moi. Si dans deux siècles, elle continue de me servir convenablement, alors que continuerais à la désirer à mes côtés. Je sais que notre relation sera sans doute parfois plus dure qu’avec n’importe qui d’autres. Elle ne pourra pas toujours réfréner mes désirs les plus sombres et je commettrai sans doute des actes qui la révulseront. De là, il faudra bien voir pour s’arranger autrement. Ou alors… je ferais en sorte de la garder éloigner de ces scènes. De la protéger. Cet être froid et distant et pourtant si bon et chaleureux. Plus le temps passe, plus le désir de découvrir ce qui se cache sous cette carapace grandit et non, je ne parle pas sous l’état de métaphore sexuelle. Elle est bien plus que ça. En tout cas, mes doigts continuent de glisser lentement sur sa peau. Lentement, les gestes se font plus larges, montant un peu plus haut, descendant plus bas… comme pour prendre soin de découvrir peu à peu un peu plus de son contact. C’est aussi, sans doute, une manière d’en découvrir les limites actuelles. Est-elle capable de rougir… ? Cette image m’intéresse. J’aimerais le découvrir.

Elle semble réagir au contact sur son aile. Rien de bien surprenant et bien qu’elle contienne sa réaction, la proximité ne peux que me servir le son de son soupir, aussi discret soit-il. Ainsi, mes doigts continuent d’en dessiner les contours lentement. C’est un contact appréciable, doux. Bien plus qu’on ne pourrait y penser et là encore, je ne pus en soi qu’être surprise qu’elle ne repousse pas ce contact. Surprise, mais agréablement. L’on n’apprécie pas le contact de n’importe qui simplement car on en tire du plaisir. A ce niveau là, nous ne serions toutes que de simples putains et elle ne serait pas restée Ange si longtemps si c’était son cas. Non… le fait que mes doigts puissent ainsi glisser sur elle revient à admettre quelque chose d’autre. Sans parler de sentiments. Prendrait-elle, en soi, inconsciemment, connaissance de sa position malgré ses doutes apparents ? Cela me sembles la solution la plus viable. Je ne pense pas que l’on puisse ici parler de sentiments.

C’est son mouvement suivant qui m’imobilise un instant, tandis que suivant ses mots, ma peau frémis, le plaisir gagné trahi tandis qu’un frisson me traverse silencieusement. Frisson qu’elle ressentira sans mal au vu de notre proximité. Mon regard se plante dans le sien, tandis qu’un sourire tendrement amusé s’étire à son tour sur mes lèvres. D’un fin hochement, je prends soin de lui montrer mon approbation, demeurant toujours silencieuse, comme pour me permettre de profiter du son de sa voix. Une fois sa démonstration terminée, mes doigts reprennent lentement leur rythme sur sa peau, finissant même par venir lentement glisser entre les deux globes de chair représentant sa mince poitrine. Mince, mais amplement suffisante. A sa demande, je demeure calme. Rien dans ma réaction peut lui donner l’impression que je ne le prends pas bien. Quelque part, je ne pouvais de sa part que m’attendre à une de ces demandes et ce n’est pas comme si elle signait ici un simple contrat de travail, non… C’est sa vie, qu’elle m’offre.

-Tu peux. C’est même chose parfaitement normale de toujours prendre soin à tenir ses engagements. Ce serait aller contre mes propres valeurs que te demander d’aller à l’encontre de celle-ci.


Mon ton demeure calme, mes doigts continuant de glisser lentement le long de son corps, d’effleurer l’intimité de sa poitrine, comme si je m’y attardais volontairement pour la tester, comme si je mesurais la teneur du fin plaisir que je peux sentir en elle. Quel sentiment s’apprête à faire son apparition ? Dégout, envie, plaisir approfondi ? Va-telle tenter de me repousser, de résister à la vague qui va l’envahir ou… s’abandonner à moi et au plaisir que je lui offrirai, si tel est le cas ? Sa dernière tirade m’arrache un sourire un peu plus prononcé. Franc. Je ne peux que donc y répondre de la même façon.

-Tu t’y feras. J’ai confiance en toi. Je sais que tu apprendras et que tu comprendras plus aisément ces choses là. Je sais aussi que tu ne nuiras pas en ma réputation. Je pense même que tu te feras une joie de veiller à ce que personne ne la salisse. Ce ne serait ni dans mon intérêt, ni dans le tien. De plus… je pense que ton cœur balance bien plus que tu ne sembles l’admettre. Pour les réflexes… C’est plutôt une bonne chose, à mon sens.


Je me tais là, inutile de la lancer beaucoup plus en avant pour l’instant. Ainsi donc, ma main droite continue de profiter de la douceur de l’une de ses ailes tandis que la gauche, elle… S’aventure plus en avant, dessinant doucement et lentement les contours de l’un de tes seins, puis l’autre… La main glissée sous ton haut, comme si je m’amusais à guetter le moindre détail pouvant me satisfaire. Allant jusqu’à, sans doutes, tendre l’oreille au moindre battement suspect de son cœur.

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Lun 21 Mai - 23:16


Je ne savais pas vraiment à quoi pouvait bien penser Ikari en ce moment même, mais en tout cas, j'eus la confirmation que mon pouvoir avait eu l'effet espéré sur sa peau. Nous étions très proches et je pus la sentir frissonner au contact de ma main sur son bras. Je manquais peut-être d'un peu d'entraînement pour ce qui était du contrôle de mon pouvoir, mais je savais en tout cas maîtriser la dose d'électricité qui passait à travers ma peau pour ne pas lui faire de mal. C'était déjà en soit un très bon point. Je n'avais pas non plus pour habitude d'utiliser mon pouvoir sur une personne avec une telle proximité... c'était aussi une sorte de teste pour moi qui semblait être concluent.

Suite à ma démonstration, je pouvais sentir les mouvements de ses mains sur ma peau reprendre, mais ils n'étaient pas comme avant... Non... c'était plus... c'était étrange... Je pouvais sentir ma peau frissonner, mais pas comment avant... Cette fois c'était un peu plus.. gênant ? Je tentais alors d'oublier ses mains et de me concentrer sur ses paroles, la réponse à ma question concernant mon petit emploi de fortune à l'auberge. J'étais soulagée de savoir qu'elle était d'accord que je continue de travailler là-bas le temps que l'aubergiste retrouve du personnel pour l'aider. J'aurais été très embêtée de l'abandonner ainsi alors que je savais pertinemment qu'il avait besoin de moi. Ikari était une femme avec des valeurs et cela était appréciable, je ne pouvais le nier...

Ses caresses ne cessaient de prendre de l'ampleur, s'aventurant toujours un peu plus loin... C'était étrange. Malgré mon expression neutre, je savais parfaitement qu'un certains doutes pouvaient être visible sur ce dernier. Je ne savais en réalité pas comment réagir... Je me contentais alors de simplement retenir les éventuels coups de jus que mon corps pourrait produire, tentant à nouveau de me concentrer sur ses paroles avec plus de difficultés cette fois. Elle avait d'ailleurs sans doute raison. Je savais très bien que la solitude n'avait pas aidé, mais je savais aussi qu'en côtoyant régulièrement d'autres personnes, j'arriverais surement à comprendre un peu plus la complexité de la vie sociale et toutes ses petites choses avec lesquelles j'ai un peu de difficultés aujourd'hui. Pour le reste, je ne savais pas vraiment... Il était difficile de dire si je réagirai au jour ainsi, mais peut-être que cela arrivera... Peut-être qu'un jour je serais aussi serviable et résignée que Aly envers Ikari... Je n'en savais rien. J'avais encore un peu de peine à me faire à tout cela, à réaliser aussi dans un certain sens... alors que je me perdais dans mon esprit, un de ses gestes me ramena tout de suite à la réalité.

Ce fut un nouveau coup de jus, mais cette fois peut-être un peu plus fort que les autres... J'avais effectivement pris peur en sentant sa main dessiner le tour de ma poitrine. Même si son geste restait doux, je n'avais pas l'habitude d'être aussi proche de quelqu'un... On ne m'avait encore jamais touchée ainsi et cela m'avait fait peur. Je baissais alors la tête, car cette fois le contact avait dû être un peu plus douloureux... Je pouvais aussi sentir que mes muscles étaient légèrement tremblant... C'était très discret, mais facilement perceptible à vue de notre proximité. Je n'aimais pas blesser autrui, j'avais horreur de penser que je pouvais blesser une autre personne, mais la peur pouvait parfois nous pousser à faire certaines choses plutôt surprenantes. Je m'en voulais cependant qu'à moitié car, d'un côté, j'étais extrêmement gênée par ce contact.


-Je... Je suis désolée, mais pouvez-vous arrêtez s'il vous plaît ?... Ça me met un peu mal à l'aise...

Je n'avais pas menti en prononçant ses mots. La tournure de ses caresses m'avait mise mal à l'aise et cela avait fini par m'effrayer. D'un autre côté, je ne pouvais nier qu'au début cela n'était pas autant gênant. Ce n'était pas non plus désagréable, mais lorsque sa main avait commencé à se rapprocher de ma poitrine, j'avais senti comme une sorte de boule au ventre... Je ne savais pas non plus comment elle allait réagir à ça. Je ne relevais pas la tête... Je m'en voulais un petit peu de ne pas l'avoir arrêtée plutôt... Je finis cependant par prendre sur moi et redresser la tête à contrecœur avec une expression qui montrait mon inquiétude. C'était discret certes mais visible lorsque l'on fait attention au détail.

-Vous n'avez pas eu trop mal ?...

C'était dans ce genre de situation que je me souvenais que mon pouvoir restait quand même dangereux... Que malgré tous mes efforts, je devais faire constamment attention à ne blesser personne par mégarde.
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Mar 22 Mai - 0:06
Mes mots la laissèrent donc songeuse, perplexe. Rien de particulièrement surprenant, me direz vous. Je prends donc un soin particulier à l’observer silencieusement, détaillant les moindres changements dans son expression et dans son regard. Cherchant à analyser et comprendre ce que je peux tirer de cette jeune femme aux abords fermés. Oui, sa vie ne l’a pas aidée et rester ainsi seule n’as pas pu en diminuer les effets. On perds vite beaucoup d’habitudes à rester seuls trop longtemps. Je le sais. Je suis très bien placée pour le savoir moi qui sur mes trois cent années de vie en ce bas monde ai fini par en passer deux cent dans une solitude des plus extrêmes. Bien entendu, beaucoup l’ignorent et peu sont capables d’en faire le lien, mais la réalité en est pourtant inchangée. Croyez le ou non, mais sans Aly, je serais peut être encore en dehors des murs. Cette question vous taraude peut être. Qui est cette Aly et d’où vient t-elle, finalement ? Et bien, si je me voyais forcée de répondre un minimum à cette question, je dirais que c’est la première à avoir su relancer la partie de moi qui est apte au commandement. C’est elle qui m’a sortie de mes chasses et qui m’as redonné foi en mes propres capacités. C’est ma plus ancienne, fidèle et loyale proche. Si elle se complaît à son poste de majordome, car c’est à son sens la meilleure place pour me soutenir, la vérité est que c’est sans doutes la seule personne que je considère comme une réelle égale. C’est de son propre choix et par ses propres idées que nous en sommes là, toutes les deux. Il y à encore quelques mois de cela, j’étais isolée dans un coin reculé à rassembler peaux et viande pour les revendre et ainsi, vivre paisiblement loin de tout.

Un frisson me sorti de mes pensées, cependant, cette fois il ne s’agissait pas d’un des miens. Non, ce frisson lui appartenait et vint finir sa course contre ma propre peau. Outre ce frisson, ce qui m’arracha à mes dernières pensées fut de pouvoir lire un doute sur son visage. Ce doute, ce questionnement, ce frisson… Pour l’instant, je ne sens aucun peur à toutes ces réactions. Pas en majorité, quoi qu’il en soit. Non… tout ce que me trahit ces réaction, c’est la réponse à une question que j’ai soulevée plus tôt : Elle n’a aucune expérience. Pure et vierge. Elle s’interroge sans doute sur le bien fondé de ce qui se produit et c’est parfaitement compréhensible. Moi-même suis encore assez nerveuse à l’idée de la corrompre. J’aimerais réellement l’en protéger, mais y parviendrais-je ? Je pense que non. Ce n’est pas à moi de la protéger, c’est à elle de se protéger de la corruption de son âme. Ce ne sont pas mes sentiments qui la briseront ou la renforceront. Ce sont ses valeurs et la force de sa volonté. Ce qu’elle m’offrira, ce sera à elle de me l’offrir et non à moi de les dénicher. C’est, sans conteste, ce qui va représenter un défi incroyable pour moi. Ne pas la prendre à mon bon vouloir, elle qui m’appartient.

Je m’y attendais. Je le savais. Mais ce n’est pas pour autant que je l’attendais ou que j’y pris plaisir. Effectivement, je compris rapidement quand j’ai fini par aller trop loin. Un coup de jus traverse ma main, l’engourdissant quelques instant tandis que je la retire de sous son haut pour la secouer doucement. Si celui-ci m’as plus blessé encore, je n’en montre rien, mon regard s’est certes durci, mais comme se durcirai l’œil de n’importe quel prédateur face à une attaque extérieure. En fait, mes instincts ont bondi, mais je les contiens. Je les contiens tant que dans le fond, ça doit posséder un aspect… effrayant. Maintenant que je suis nourrie, mon seul réel point faible pouvant m’empêcher de contenir un quelconque sentiment est réduit au silence. Ses mots, francs, m’arrachent un sourire bref sous le coup de l’ironie de la situation. Bien entendu, j’ai compris que ça la gênait, sinon je n’aurais probablement pas pris de coup de jus. Cela dit… Cette gêne n’est pas de celles qui ferment une voie éternellement. Comment le sais-je ? Elle est toujours contre moi. Son corps à réagi instinctivement, et son esprit à tiqué à la nouveauté mais son cœur, lui, ne sembles pas me repousser entièrement. Ainsi donc, je me contenterai pour l’instant de ce premier contact. Alors que je chasse mes envies nourricières de mon esprit, simples résidus du coup de jus, je me retrouve plongée dans une autre parcelle de cette réalité en sentant ses fins tremblements contre moi. C’est donc dans un fin soupir que je viens doucement déposer un fin baiser sur son épaule, venant apposer ma main sur son ventre mais cette fois, sur sa tenue. Comme pour démontrer qu’elle n’a rien à craindre de moi. Bien au contraire. Elle me jette ensuite un coup d’œil et un fin sourire ne tarde en rien à revenir tracer un fin sourire au ceux de mes lèvres. Dans un signe négatif, je me décide enfin à prendre la parole.

-Tu n’as pas à t’en faire, Rima. Pas avec moi. Pas pour si peu. Cette décharge, je l’ai sans doute un peu méritée. Pardonne-moi de t’avoir brusquée. Il me faut encore prendre en considération moi-même ce que je t’ai dit. Tu es spéciale. Je dois donc cesser de me comporter avec toi comme avec n’importe lequel de mes… Jouets.


Mon ton est calme et sans appel. Oui, elle, je lui cède des libertés que d’autres n’ont pas. Elle est mienne, mais je ne peux la briser ou jouer trop en avant avec elle. Elle est comme Aly, hors de l’espace ou logent et vivent les autres. J’attends de grandes choses de notre relation. C’est aussi sans doute pour ça que je suis si certaine de ne pas l’abandonner, même après plusieurs siècles. D’un mouvement simple, la main sur son aile finit d’en dessiner les contours, alors que je l’approche simplement afin de la déposer sur son dos. Inconsciemment, cependant, je finis par venir lentement déplacer cette même main pour attraper l’une des siennes, lentement. Celle que j’ai mordu plus tôt et dont les petits trous laissés par mes canines ne se sont pas encore refermés. Avec une certaine tendresse, je la remonte lentement jusqu’à mes lèvres pour venir, lentement, commencer à boire à nouveau un peu de son sang. Avant, je me suis déjà bien contenue et n’ai pas pris grand-chose, comparé à ce que j’aurais pu. Sans doute en prévision de petites faims autant que dans l’idée de ne pas l’inquiéter. Après tout, c’est normal. Comme pour chercher à détendre pleinement mon esprit, donc, je lui vole avec autant d’appétit que de tendresse quelques fines gorgées de son sang. Sans tisser de lien, si ce n’est le lien simple qui unit le vampire à sa proie et le plaisir que celle-ci peut en retirer. Je n’ai pas l’habitude de me refuser grand-chose, elle l’a sans doute compris. Sans doute conviendra telle à me concéder quelques gestes dans ce genre, même si ça ne doit temporairement représenter que de simples lots de consolation. Je sais qu’elle est intelligente. Dans un fin grognement, alors que je relache doucement son poignet pour venir me lécher lentement les lèvres afin d’en récupérer les résidus écarlate, je me rends compte que ma tournure peut prêter à confusion. Je n’ai pas un seul instant songée à la considérer comme une de ces larves. Mais je ne me fais pas de soucis, même si sur le coup mes mots ont été maladroits, elle à lu en moi. Elle sait ce que je pense d’elle et ce que je désire d’elle. Quelque part, même si l’information à du se faire plus discrète et à sans doutes pris des chemins divergeants, elle sait probablement déjà que son corps m’intéresse. Peut être même est-ce là la source inconsciente de cette gêne qui l’a élancée.

-Je te remercie pour ta franchise, quoi qu’il en soit.

Mon ton, sincère, tandis que mon regard était revenu se planter dans le sien, trahit sans mal toute ma sincérité.
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Mer 23 Mai - 23:10


Elle avait retiré rapidement sa main à la suite de la réaction de mon pouvoir, se devait sans doute être un réflexe, mais j'avais aussi l'impression qu'elle était quelque peu contrariée... Mais ça ce n'était que mon impression, car je n'avais pas encore osé relever la tête pour affronter son regard. Ce ne fut qu'après mes brèves paroles que j'avais enfin daigné lever le nez pour la regarder dans les yeux. Elle avait un regard qui aurait pu effrayer certaine personne, mais étonnamment, je n'avais pas peur d'elle. Surement parce que je savais qu'elle ne m'achèverait sans doute pas pour si peu. Je l'avais vu et compris un peu plus tôt. Elle finit par soupirer et déposer ses lèvres sur mon épaule, ce qui dans un sens me rassurait un peu. Elle ne m'en voulait donc pas tant que ça, peut-être juste un peu. Elle reposa ensuite sa main sur mon ventre, mais cette fois par-dessus mon habit, ce qui était déjà bien moins gênant. Enfin ça le restait quand même un peu... Elle finit par me regarder et me sourire avant de me répondre.

J'étais quand même soulagée qu'elle soit une personne emplie de bon sens... Elle ne m'en voulait pas. C'était le principal... Ses derniers mots me firent cependant froid dans le dos... Je n'osais vraiment imaginer comment elle se comportait avec d'autres personnes que moi... J'avais bien compris que j'étais peut-être quelque peu privilégiée, mais je me demandais ce que ça donnait lorsque l'on ne l'a pas... Alors que je me perdais une énième fois dans ma tête, sa main sur mon poignet me ramena à moi. Je la laissais apporter ma main à son visage et me mordre à nouveau. Effectivement, ce n'était pas si désagréable que ça. Je finirais bien par m'y habituer et puis en réalité pouvais-je vraiment le lui interdire ? Je n'en étais pas vraiment sûre. Je fermais les yeux et la laissait s'abreuver de mon sang et les rouvrit une fois qu'elle eut terminé. Ikari me remercia pour ma franchise ce qui me surpris un peu. Ce n'était pas souvent qu'on me remerciait pour ça... Quoi qu'il en soit, il s'était passé énormément de choses en très peu de temps et j'avais besoin de mettre de l'ordre dans ma tête. Il fallait aussi que je prévienne l'aubergiste et que je libère la chambre... Mon regard se reposa sur la femme chez qui je vivais désormais.


-Excusez-moi, mais est-ce que je pourrais m'absenter pour me rendre à l'auberge et prévenir l'aubergiste de mon changement de situation ? Je ne voudrais que qu'il perde une chambre en pensant que je passerais la nuit là-bas et... J'ai besoin de réfléchir un peu aussi. Je serai de retour d'ici trente minutes, ne vous en faites pas.


J'attendis qu'elle me donne son feu vert avant de me redresser en lenteur et de prendre mon sabre qui repris sa place dans mon dos. Je m'avançais vers cette paroi coulissante qui semblait être très utilisée pour ce type d'architecture... C'était très joli en tout cas. Je poussais donc cette porte qui donnait sur l'extérieur et donc le soleil. Je ne m'inquiétais pas trop pour Ikari. Elle avait bu mon sang, donc elle était en quelque sorte immunisée. Je fis un pas sous le soleil et pris une grande inspiration. J'aimais vraiment le soleil. Inconsciemment je levais une main en direction de ciel et un fin file électrique débuta de mes doigts pour longer mon bras et se fit ensuite absorbé par ma peau. Assez perdu de temps comme ça. Mes ailes s'ouvrirent d'un coup et je pris mon envole pour rejoindre la ville le plus rapidement possible. Si les années m'avaient bien servies à quelque chose, c'était à perfectionner mon vol.

Il ne me fallut qu'une dizaine de minutes pour arriver à l'auberge, j'avais fait très vite... Je n'avais pas beaucoup de temps. Lorsque je rentrais dans l'auberge, le parton me sourit.


-Ah Seiky ! tu es déjà là ?

-Je ne suis que de passage à vrai dire. Je vais pouvoir libérer la chambre que j'occupais. J'ai en quelque sorte un toit ou dormir...

-tu sais que tu es ici chez toi quand même ?...


-Oui ne vous en faites pas, mais vous pourrez louer ma chambre et gagner plus d'argent. Je ne vous oublie pas non plus. Je viendrai travailler ici à des heures fixes comme avant jusqu'à ce que vous trouviez un nouvel employé. Je vais vider et nettoyer ma chambre.


Je ne lui laissais pas vraiment le temps de répondre, car je n'avais tout simplement pas le temps de l'écouter parler pendant des heures. Une fois dans ma chambre, je pris mon sac de voyage qui n'était pas très grand d'ailleurs. J'y mis dedans quelque affaire de toilette et mes vieux habits de rechange avant de refermer le sac et de le poser dans un coin. L'avantage à être minutieuse était que la chambre n'était pas sale... Je pris le temps de défaire mes draps et de les changer avant de laver rapidement le sol. Il me fallut en tout sept pauvres minutes pour m'occuper de ma chambre et redescendre à l'accueil. Je posais alors ma clé sur le comptoir.


-Et où vas-tu vivre ?

-Chez Madame Densetsu Ikari, je ne manquerais de rien là-bas ne vous inquiétez pas.

Il s'étrangla avec sa cigarette avant de me regarder avec des yeux ronds. Il devait surement se demander comment c'était possible... Pour être honnête, même moi j'avais de la peine à y croire. Il me souhaita bonne chance et me donna des horaires fixes de huit heures à 13 heures. Avant de partir il me retint quelque instant pour me dire quelques derniers mots.

-Fais attention à toi Seiky...

-Promis... Merci pour toutes ces années. À demain.


Je fus surprise par ces derniers mots. Il s'inquiétait vraiment pour moi ? Je savais très bien qu'il me voyait comme une oie blanche... se devait surement être pour ça. Je pris alors le chemin du retour par voie aérienne. J'avais eu le temps de faire le vide dans ma tête et de calmer les dernières émotions ainsi que mes craintes. Travailler me rend souvent plus sereine et ça n'avait pas loupé aujourd'hui non plus. Je jetais un coup d'oeil à mon sac à dos... Il était à moitié vide... Je vivais avec le strict minimum et mes affaires avaient un certain âge... Ça se voyait simplement à la couleur ternie de mon sac à dos... Même les vêtements que je portais actuellement étaient vieux... Je finis par apercevoir la bâtisse d'Ikari... elle était vraiment très belle vue du ciel. Je fis un atterrissage en douceur au même endroit d'où j'étais partie. J'atterris avec grâce, douceur et finesse comme toujours. J'aimais soigner mes atterrissages et ce depuis toujours. Je m'avançais donc à l'intérieur de la pièce. Je vis Ikari dans la pièce en train de se faire un petit encas... Je ressemblais donc à cette personne quand elle se nourrissait de mon sang ?... D'un regard extérieur ça faisait froid dans le dos, mais je m'avançais quand même à l'intérieur.

-Je suis de retour Madame…

Madame... Je ne savais pas vraiment comment je devais l'appeler non plus... Il faudra que je lui demande lorsqu'elle aura fini de se nourrir... Je détournais quand même le regard pour observer un des murs... C'était étrange de voir quelqu'un d'autre se faire mordre après sois... Était-ce la même chose pour cette personne ? Pouvait-elle aussi ressentir les mêmes choses que j'avais ressenties un peu plus tôt ? Trop de questions et peu de réponse. Je finis quand même par l'observer du coin de l'oeil... Pourquoi ce serait différent pour moi que les autres finalement ?... Simplement parce que j'étais « spéciale » ? Je n'en étais pas si sûre.

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Jeu 24 Mai - 7:10
Vous savez, avec le temps on apprend bien des façons de lire au travers des autres. Instinctivement, je dirais que j’ai toujours été observatrice. J’ai toujours eu un certain sens du détail et je suis certaine que personne ne pourrait me le dénier. Rima demeure une énigme, même pour les plus observateurs. Tant qu’on ne met pas le doigt sur les bonnes clefs et il semble que j’y sois parvenue. Ou en tout cas… un temps soi peu. Pourquoi ? Par crainte de m’avoir blessée, elle à commencé à par présenter ses excuses avant d’oser, après hésitation et crainte, venir planter son regard dans le mien pour venir y lire ma réaction. En soi, je suis mitigé à voir ce comportement comme outrageusement enfantin ou adorablement mignon. Elle ne me semble pas être enfantine. Si ce n’est peut être dans l’immaturité de ses sentiments ou plutôt, de la connaissance et compréhension qu’elle en porte. Il n’aurait plus manqué qu’elle rougisse pour que je lui offre bien des punitions qui ne sauraient être nommées ici bas. Mais il n’en est rien. La réaction reste donc discrète et sans doutes sans grande importance pour le commun, mais sans doutes est-ce via ce genre de détails que l’on remarque qui en fait réellement partie, du commun. A mon sens, lui avouer la désirer à mes côtés pour simplement ignorer ses réactions et envies, c’est comme oublier le tartare sur un steak cru. C’est ne pas réellement désirer en profiter et s’y intéresser. C’est chercher une chose simple sans se soucier du reste. Bien que l’idée de déniaiser une ange en sachant qu’elle pourrait garder sa pureté psychologique m’attire au plus haut point, je refuse de lui faire penser que c’est là mon seul et unique désir et je me suis d’ailleurs montrée parfaitement claire et franche à son égard.

Finalement, c’est son sang qui finit par me trahir ses pensées et envies. Elle à des questions. Questions auxquelles je pourrais répondre si elle le souhaitait. Loin de moi l’idée de venir m’inviter jusque dans son esprit pour y répondre à ses questions. Si elle désire plus d’intimité encore, qu’elle essaie de me le faire comprendre, en attendant, je me contenterai de la convaincre que me servir pourrait finalement parfaitement lui convenir. Ses pensées m’arrachèrent un fin sourire. Si lorsque j’ai posé ma main sur elle, sous le vêtement, elle n’en semblait pas particulièrement atteinte. Si ma franchise à été la clef de sa présence, il semble qu’avoir cherché à la touché à été la clef d’une voie propre à son cœur. Pourquoi se gêner d’un contact moins intime quand le plus intime à suffit à effaroucher ? Elle commence à comprendre que je ne lui ai menti sur aucun point. Son corps inclus. Cela dit, elle ne tarde en rien à le dissimuler… à faire comme si rien n’était. Peut être aussi que je sous estime sa maîtrise d’elle-même et sa froideur mais… Un fin sourire me trahit à cette pensée. Sous-estimerais-je la dureté d’un ange ? Cette phrase me semble sonner comme une véritable farce, pas vous ?

-Ne t’en fais pas, va y.

Mon ton ne trahit face à sa tirade aucune surprise et aucun malaise. Après tout, elle m’a dit qu’elle souhaitait aider le tenancier. La moindre des choses pour lui venir en aide est de l’informer des faits pour qu’il puisse aviser au plus rapidement. Pour ça, il faut qu’il sache effectivement qu’il gagne une nouvelle rentrée d’argent. Il faut aussi qu’elle sache quand elle doit aller travailler. Car oui, j’imagine que cela peut apporter quelques changements dans le programme ayant pu être décidé. Comme je vais avoir besoin d’elle, il faut aussi que je saches quand je peux compter sur sa présence. Enfin, vous l’aurez compris, sa requête me semble simplement si rationnelle que vous êtes en droit de vous demander pourquoi je m’ennuie à vous expliquer ma réaction. Peut être que je vous prends simplement pour des imbéciles incapables de comprendre l’évidence ? C’est alors qu’elle se dirige vers la porte pour l’ouvrir, que je cède, cachant mes yeux des lueurs journalières.

-Je t’attendrais dans cette pièce, bien que dans un coin plus sombre. J’aimerais être tenue informée précisément de tes absences, que je puisse t’expliquer les quelques obligations que je peux déjà te donner.

Sans réellement attendre de réponse, je lui accorde le droit de se retirer d’un geste simple, me redressant lentement pour aller me positionner à l’abri des rayons du soleil. Après tout, j’ai beau m’être nourrie du sang de Rima, je n’apprécie pas pour autant leur présence. Comment peut-on après tout ? Il faut vraiment être un être aussi lumineux qu’un ange ou une plante verte pour pouvoir en savourer l’intensité. Cela dit, j’ai beau dire ça, je sais au fond de moi… Non, je sens qu’au fond de moi, j’ai toujours apprécié le soleil. Peut être est-ce une des raisons m’ayant poussé à choisir une activité journalière ? Allez savoir. Vous comme moi savons parfaitement comment finit le papillon de nuit qui souhaite approcher de trop près du feu nocturne. Après un instant, Aly pénètre dans la pièce à nouveau. Se dirigeant vers moi, elle m’offre un fin sourire avant de me demander si j’ai besoin de quelque chose. Ai-je besoin de quelque chose ? Le temps de fermer les yeux, et je sens à nouveau ce sentiment de faim grandissante. Je la repousse cependant. Je viens à peine de tenter de l’apaiser. Je ne dois pas me laisser porter par la faim, sinon elle ne fera que croitre. Dans un fin soupir, je me contente de lui demander de m’apporter un thé et quelques biscuits. Elle s’absente donc le temps de m’apporter le tout. Ce n’est qu’à son retour que je prends soin de l’inviter à me faire face pour boire son thé avec moi. Une fois placée et servies, je me contente de siroter le contenu de ma tasse en silence. Je sais que si elle à quelque chose à dire, elle le fera. Je me contente donc d’attendre. De constater. C’est un silence qui répondait à mon attente tandis que le temps commençait à suivre paisiblement son cours. Le temps est donc passé ainsi, silencieusement, entre thé et biscuits. Je ne peux pas dire que je m’attelais à caler ma faim. Pas celle qui continuait de m’élancer lentement, celle… que devenir nécromancienne m’avais élancée. Celle qui se callait par un peu de grignotage, bien moins souvent. C’est à peu près dix minutes avant le retour de Rima que je finis par céder, abandonnant le silence pour faire signe à Aly d’approcher. Elle comprit facilement et défit les attaches retenant le haut de sa tenue, afin de me libérer la voie vers sa gorge et son cou. Elle vint ensuite s’installer près de moi et finit de m’inviter en libérant l’espace de son cou. Je plante alors mes crocs, juste assez pour ouvrir la voie à son sang, et me met à l’absorber avec une envie non dissimulée. Parfois, je prenait une pause, comme celles qu’on oblige à un enfant pour éviter qu’il mange trop rapidement. Puis je reprenais mon repas. C’est en entendant Rima revenir que je compris que la faim qui me gagnait… D’un fin grognement, presqu’imperceptible, je finis, une minute plus tard, par déloger mes crocs du cou de ma majordome. Celle-ci, qui semblait comblée de l’attention. De toutes les attentions reçues, remis simplement sa tenue en place pour se redresser. Elle m’accorda ensuite un sourire avant d’aller se positionner près de l’entrée de la pièce. Elle semblait attendre et à juste titre. Vu ma faim… elle sait que je ne pourrais me satisfaire à si peu. Je l’espérais, cela dit, mais… Je finis par me redresser, cédant un sourire doux à Rima tandis que je viens, d’un geste lent, essuyer mes lèvres du sang d’Aly.

-Pardonne moi, Rima. Je t’offrirai bien le tour des lieux moi-même… mais je dois aller régler une affaire. Aly va t’accompagner et répondre à tes questions. Sois franche avec elle comme tu l’es avec moi. J’ai toute confiance en elle.


Mon ton calme parlant sans doute bien assez, je me contente de lui céder un nouveau sourire, plus léger, avant de sortir. Nul doute qu’elle aura remarqué que mon esprit était moins présent maintenant que plus tôt -et qui sait, peut être que malgré tout, j'étais toujours là pour l'attendre ?-. Aly, elle, semblait un peu affaiblie, mais rien de particulièrement drastique non plus. Elle ne perdait rien de sa douceur, de son avenance et de son « énergie palpable ». Seul son regard, parfois plus vague, trahissait la quantité bien trop grande de sang que je venais de lui prélever malgré moi. Tandis que je me dirige vers le sous-sol, donc, Aly entreprend de s’approcher de Rima, lui proposant de saisir ses affaires, serviable. Ensuite, elle fit signe à l’ange de la suivre et l’amenai dans le couloir, marchant paisiblement un moment avant de venir ouvrir une porte devant elle pour l’inviter à entrer. D’un geste, elle lui présente l’intérieur, avant de lui sourire.

« Densetsu-sama m’a demandé de vous présenter vos appartements. Cette chambre est à vous, avec tout ce qui se trouve à ‘intérieur, vêtement inclus. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez surtout pas à me trouver, je suis chargée de répondre à la moindre de vos attentes. »

Son ton calme et jovial trahissait son habitude tant que son cœur à l’ouvrage. Elle restait donc là, à observer avec un amusement et un attendrissement non fin le regard de l’Ange sur sa nouvelle demeure.
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