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Un coup de poker sur patte, une bombe prête à exploser, vous avez demandé l'atout des joueurs invétérés ? [en cours]

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Ven 23 Mar - 8:42



" Les coups de poker sont au jeu de hasard ce que l'orgasme est aux préliminaires. Je vous ait déjà dit que j'aimais pas tourner autour du pot ? "


Nom : Lindolm.

Prénom :Lolita.

Age : 250 ans.

Orientation sexuelle : Laissons choisir le hazard, non ?

Race : Ange (altération ange vengeur) et Vampire.

Clan: Clan du Trèfle.

Rang : As.

Métiers: Joueuse, arnaqueuse, intrigante (courtisane) à sa façon.

Provenance de l'avatar : Dva d'Overwatch


Pouvoir

Les pouvoirs et limitations d'ange sont signalés par un "-" au début là où ceux de vampires le sont pas un "*"

*Trèfle à quatre feuilles : Lolita possède la capacité de plier les statistiques par sa simple volonté. Ce faisant, elle peut générer des événements peu probables, et qui seraient arrivé une fois sur mille sans son intervention. Notez cependant qu'elle doit être présente physiquement pour altérer la statistique d'un événement, et même si elle peut tordre les probabilités, elle ne peut pas en créer. Un événement qui a 0% de chance de survenir (pour cause de lois de la physiques ou autre) ne peut être généré par la jeune vampire (cela inclus faire agir un ange contre ses principes en l'empêchant de sauver une vie, ou un faucheur en l'éloignant de sa mission par exemple).

*Ouuups ! : Lolita peut cependant élargir son champs d'action statistique légèrement sur les bords du présent. Plus précisément, elle peut utiliser son trèfle à quatre feuilles sur une courte fenêtre dans le passé (elle peut remonter sur des actions jusqu'à 10 minutes dans le passé). Ce faisant, elle peut donner une issue différente à une action donnée dans le passé. Le présent sera alors impacté en fonction (faisant disparaître certaines choses, où changeant leur état etc). (Exemple : un ennemi tir sur Lolita avec une arme à feu. Cette dernière peut alors influer sur l'action de tirer afin d'enrailler l'arme. Ce faisant l'arme sera enraillée. Mais elle sera avec des balles de plus dans le chargeur, celles qui ont été tirés, mais donc pas tirées dans ce nouveau présent xD. Et Lolita ne sera pas blessée.) Cependant, une action d'une telle puissance n'est pas sans répercussion pour la jeune vampire. Dès qu'elle use de ce pouvoir, elle subit une sorte de malchance chronique pour autant de temps qu'elle a remonté (si elle inclus sur un événement 4 minutes dans le passé, elle deviendra poissarde pour les 4 minutes qui suit par exemple). Cet effet de malchance ne peut être contre carré par son trèfle à quatre feuille (imaginez que toute action l'incluant de retrouve avec une probabilité de 100% d'être la plus défavorable pour elle). Elle devient donc poissarde sans pouvoir s'en débarrasser (elle se prend les pots de fleurs tombés d'un étage en sortant d'un bar, elle se prend les éclaboussures des voitures qui roulent sur les flaques d'eau quand il pleurs par exemple). En revanche, elle peut toujours utiliser son trèfle à quatre feuilles sur un événement qui ne la touche pas directement pendant cette durée. Elle peut utiliser de nouveau ce pouvoir lors qu'elle en subit les contres coups si l’événement ne la touche pas directement (sinon sa malchance l'en empêche). Auquel cas la durée du contre coup se cumule.

-Game is on ! : Lolita a dans ses jeunes années profité de ce pouvoir de chance pour gagner l'équipement d'un guerrier pique. C'était une armure, une armure à l'époque plus semblable à un exosquelette gris. Elle avait d'ailleurs payé un mercenaire pour perdre le bougre dans un dessert. Sa dernière partie de poker avant un moment ! Le fait était qu'avec le temps, elle a apprit à faire sienne l'armure, qui a par ailleurs vite changé d'allure à son contact. L'armure semble comme liée magiquement à son propriétaire, comme si c'était un reflet de son propre état d'esprit (l'armure ne change cependant pas une fois qu'elle a prit sa forme finale pour un dit propriétaire). Ainsi, son amure ressemblant à présent à un petit méca rose est son arme. Outre le fait de la protéger de façon assez intéressante, il peut voler sur une moyenne durée (comme par une poussée de réacteur temporaire) et possède deux bras mitrailleuses dont les balles sont changeables (en balles d'argents ou en missiles explosifs par exemples). Oui, les mitrailleuses peuvent lancer des projectiles allant de la simple balle au petit missile. Cependant, il faut passer au garage pour changer le type de munition (Lolita peut recharger un même type de munition depuis l'intérieur du méca en plein combat cependant).  De quoi s'amurer non ? Aussi : quelques petits détailles pratiques. Lolita peut appeler son méca sur une distance de 10 kilomètres afin qu'il la rejoigne. Ce dernier pourra donc la rejoindre en pilote automatique, usant de la route la plus courte pour retrouver sa propriétaire (cependant, le méca ne brisera rien, conscient de son environnement). Par extension, Lolita peut faire suivre son méca lorsqu'elle se déplace, afin d'éviter de se retrouver sans défense (elle peut aller sauter dedans si un danger arrive). Ainsi, visuellement, le méca semble la suivre comme un chien suit son maître.
Informations complémentaires:
 
Visuel actuel du méca:
 
Visuel passé de l'exosquelette:
 

*A sang pour sang : Lolita savait bien que cela arriverait en devenant vampire. Puis bon, il semblerait que personne y échappe ! Lolita a besoin de sang pour vivre, sinon, elle se transforme en monstre. Cependant, elle s'estime chanceuse. Contrairement aux autres vampires, elle n'a pas vraiment de problèmes avec la lumière. Là où les autres ont besoin de se nourrir de sang d'ange pour supporter la lumière, elle en possède dans ses veines H24 ! Ce faisant, elle peut se mouvoir au grand jour et en pleine lumière naturellement, et ce même si elle doit se nourrir. Pour se nourrir d'ailleurs, elle peut ultimement boire n'importe quel sang, mais l'abus de sang de démon ou d'ange déchu semble la rendre malade. Certains disent que c'est simplement sa nature angélique qui fait sa fragile... d'autres prétendent qu'elle pourrait bien sortir d'un tel repas en ange déchu si elle abuse d'un tel sang... Mais quoi qu'il en soit, elle évite de se nourrir sur des anges déchus ou des démons puisqu'elle déteste cela. En revanche, elle aime bien le sang d'ange, et même de lycan : il a un petit gout de sauvage stimulant !

-Une très, très mauvaise soirée : Lolita, contrairement à ce beaucoup pensent actuellement, s'est bien transformée en ange à son arrivée dans les Limbes. Cependant, elle ne possède pas -ou du moins plus- d'ailes. Cela s'explique simplement : elle les a joué, et perdu, au poker. On ne peut pas gagner à tous les coups après tout ! Ainsi, elle s'est fait coupé les ailes lors de ses jeunes années. Du coup, elle ne peut plus voler, et le traumatisme généré en fait un ange un peu particulier... Un ange de la vengeance.

-La main de l'ange... : En qualité d'ange, Lolita n'en reste pas moins altruiste et à l'écoute des gens. Derrière ses airs délurés et détachés, aucun complainte entendu reste sans aide bien longtemps avec elle. Pour autant, la perte de ses ailes en fait un ange bien plus mesuré, voir même plus fourbe. Ainsi, il peut lui arriver d'aider par des moyens détournés, jouer la comédie ou même ne jamais tirer gloire de ses bienfaits (faisant tout en secret). Cela, seuls les membres du trèfles le voient, mais Lolita est en définitive l'ange gardien de son clan. Avec elle, aucune emmerde reste à moisir dans un coin. Elle les règle, et son clan s'en retrouve grandi. Pour les personnes hors de son clan, il lui arrive d'aider aussi, même si ses confrères trouvent cela stupide. Cependant, Lolita reste une joueuse, et elle sait que dans tout jeu il y a des gagnants comme des perdants. Et si elle aime aider, elle préfère que son clan gagne. Derrière, elle cherche juste à rendre la défaite supportable. Ainsi, si sa nature d'ange la pousse à l'altruisme, son instinct de joueuse sait qu'un équilibre demeure fatalement présent entre gagnants et perdants. Finalement, elle demeure plus lucide et claire qu'un ange de base. Elle ne cherche pas à faire gagner tout le monde -là elle cherche surtout à faire gagner ses intérêts- mais elle cherche à rendre la défaite des autres vivable (le pique qui a perdu son armure n'est pas mort par exemple, il aura juste subit une loooonnngue randonnée forcé de quelques années histoire qu'elle ait le temps de le voir revenir).

-... ou la faux du bourreau ? : Cependant, Lolita et plus qu'un ange, mais un ange de la vengeance. Ce faisant, elle se voit réagir de façon très violente vis à vis des traumatismes d'autrui. Elle ne fait pas cela tout le temps mais elle a ses protégés. Ainsi, si elle voit quelque chose la révolter, si elle voit une personne agir sans honneur, bassement (plus qu'elle) ou si l'action la répugne, elle peut nourrir une rancœur tenace. En d'autres termes, mieux vaut éviter de l'agacer, la révolter ou l’écœurer. Sinon, tôt où tard, vous êtes mort. Mort au moment ou vous vous y attendez le moins, de la pire des façons. Lolita sait incarner l'essence même de la vengeance. Par ailleurs, elle incarne cette essence. Et cette volonté peut être éveillée par quelque offrandes. Rien de bien fou, elle voit l'affection comme le meilleur des cadeaux. Ainsi, elle finit par protéger un cercle privilégiés de confrères et amis très naturellement. Mieux vaut l'avoir comme alliés, que de se faire un ennemi de son ami. Actuellement, elle n'a éliminer aucune âme qu'elle cible. Mais si elle cherche à rendre la vie impossible à ces dites cibles, elle ne reculerait pas devant l'occasion de les détruire plus directement, quitte à devenir ange déchu...


Physique
Physiquement, Lolita semble plutôt jeune, assez jeune pour l'age qu'elle avait à sa mort (18 ans). Elle possède de longs cheveux bruns et lisses qu'elle laisse retomber sur un corps fin, petit, semblant assez fragile en vérité. Pour autant, sa silhouette demeure bien en chair. Sans entrer dans le groupe de femmes à la stature osseusement imposante, elle garde des hanches assez larges, et des seins assez formés et rebondis. Élément assez remarquable aussi : c'est sa petite antenne sur sa tête. Elle porte en réalité un casque audio qu'elle a pris l'habitude de ne pas retirer. Ainsi parfois elle y met de la musique, et parfois elle le garde sans rien. Outre sa combinaison -travaillée pour permettre un confort maximal dans son méca- Lolita porte souvent des gants et de petites ballerines sur mesures. Son visage semble assez rayonnant et lumineux, voir même marqué par la joie, l’amusement et la légèreté. Ses grands yeux marrons soulignés par ses fines lèvres pâles se marient parfaitement bien avec sa peau blême de vampire. Pour autant elle demeura radeuse, sans vraiment que les gens qui la voient ne comprennent pourquoi. Peut être serait-ce une lueur de volonté intense dans ses yeux ?

D'allure, la jeune fille semble assez désinvolte, peu être même un peu provocante. En définitive, elle n'a jamais "apprit à se tenir" comme une bourgeoise ou une courtisane, ce qui lui donne les habitudes d'une ado arrogante et rentre-dedans. Au demeurant, elle n'a ni volonté d'être orgueilleuse ou agressive. Elle est simplement détendue, comme elle est.
Après le temps lui a apprit, à défaut de se conformer au moule qu'on lui impose, à feindre la soumission et la faiblesse. Ainsi, il se peut qu'elle s'affiche tout autrement en cas de besoin. Dès lors, elle peut adopter mille et une démarches, de façon plus ou moins convaincante en fonction de l'interlocuteur et du milieu. Il lui arrive très souvent d'adapter un peu son allure pour plaire aux personnes en face d'elle d'ailleurs. Ainsi, si Lolita est au fond d'elle comme décrit plus haut, il existe en réalité autant de Lolita que d'esprits dans les Limbes. Mais une seule chose les relit toutes : la détermination.


Psychologie
En définitive, Lolita est une joueuse. Elle garde cette détermination pour vaincre et sortir victorieuse de ses entreprises constamment en elle, comme un phare brillant dans la nuit. Elle sait se fixer des buts, et ne jamais lâcher tant qu'elle ne les a pas atteints. On pourrait presque la voir monomaniaque partant de là, mais c'est en définitive autre chose : elle est pleine de principes. Ce faisant elle les suit, et ne les brise jamais.
Déjà il y a l'aide à autrui. Elle n'a jamais supporté voir les gens souffrir. Mais ça, c'est sa nature d'ange. Lentement, ce sentiment en a fait une avide de pouvoir pour avoir les moyens d'aider ces gens. Elle ne pouvait pas aider, alors elle a simplement trouvé une solution parmi tant d'autres.
Ce faisant, elle en est devenue calculatrice et manipulatrice. Après tout, la fin justifie les moyens, et elle n'a pas vraiment de principes lié à l'honneur. Donc autant faire tout ce qu'on peut ! Ainsi, Lolita ne voit ces aspects de son comportement que comme des outils, des moyens pour arriver à ses fins.
Lolita est aussi assez dans l'excès. Elle aime quelque chose, et le toujours plus. Elle est gourmande, alors elle mange BEAUCOUP. Elle est revancharde : alors elle ne lâche JAMAIS sa cible. Dans l'idée, elle est too mutch. Disons qu'elle a la folie des grandeurs.
Lolita ne possède ni estime d'elle, ni de son apparence. Enfin, elle n'hésite pas à bafouer son estime apparente ou son allure pour arriver à ses fins. Elle en devient elle même un outil pour ses propres entreprises. Elle part loin, mais son sacrifice en devient presque honorable...

Finalement Lolita se résume à une chose qui au final cristallise presque son obsession : vaincre pour aider les perdants à supporter leur défaite et les gens à mieux vivre leur vie humblement. Et pour aider l'humble, il faut savoir poser carte sur table et miser gros. Non ?

Pour plus des détailles n'hésitez pas à aller voir ses limitations d'ange qui en disent aussi long sur sa mentalité.



Histoire

J'ai froid, tellement froid. C'était comme si ce couloir sans fin allait m'enfermer en son sein à jamais. Je... je ne voulais pas rester seule... J'étais dans le brouillard, comme au réveil d'une longue nuit. Et pourtant, cela faisait des heures que je marchais sans parvenir à émerger mentalement. Cela faisait-il vraiment si longtemps ?

"Eh... oh... Y a quelqu'un ?"

Ma voix semblait à peine percer quelques mètres d'obscurité avant d'être étouffée par l'air vicié de l'endroit. Je... Je n'allais jamais sortir d'ici... Lentement, je cherchais à rassemble mes esprits. Lolita Lindolm. Et...et... Merde ! Rien...rien... rien... Et dépit d'efforts toujours plus grands il m'était impossible de me souvenir de quoi que ce soit d'autre. Tétanisée, je commençais à sentir mon souffle se raccourcir. Je... merde... Je paniquais, sans passé, sans futur. Mes mains tendus agrippèrent mes cheveux pour tirer de toutes leurs forces dessus tandis que mes genoux se bloquèrent. Je finis par marcher lentement, avec une peine certaine. La peur me tétanisait, le doute m'angoissait. Aussi ce fut avec une joie presque trop intense que je découvrit une porte. Sortir... Sortir ! Je poussais le battant sans même réfléchir où j'étais. Qui, qui j'étais était tout ce qui importait en cet instant.
Balthazar. D'accord. Il semblait "m’accueillir". Je... J'avais passé l'incrédulité depuis longtemps. Alors autant accepter tout ce qu'il m'avait dit. Je... accepter que j'étais morte était presque plus rassurant que de demeurer dans le flou total. Je... Ok. J'étais morte. Merde... Je... Vraiment ? C'était arrivé comment ? Où ? Je... Tétanisée je n'eux même pas le temps de m'en remettre que cet étrange individu me parla de clans, de groupes d'un monde... Trop, tout était trop rapide et précipité.
Il me demandait de choisir... Merde. Je devais vraiment choisir maintenant ? Heeeuuu perdue et un peu décomposée je ne savais pas vraiment quoi faire.

"Dites... vous auriez une pièce ?
-J'ai mieux ma chère"


Sur ce, il sortit un jeu de carte, le présentant devant moi. Heeeuuuu, perplexe, je cherchais à comprendre où il voulait en venir. Un léger silence s'en suivit, mais le type ne démordait pas de son idée. Ah ! Voilà ! Tirer une carte, ça marche aussi pour choisir son clan au hasard après tout. Ok ! J'étais plus à ça prêt en fait. Laissant ma main courir sur les cartes en éventails devant moi, je finis par en tirer une. Je pris mon temps, regardant lentement laquelle c'était. Il fallait bien mettre un peu de suspense que diable ! Le hasard avait cela de captivant. Après tout, ces indexés me déplaisait d'avance. Choisir la neutralité, c'était refuser les règles du jeu. Et quitte à être morte, autant prendre son pied non ? Alors le hasard était parfait : il choisirait pour moi. Je le sentais au fond de moi : bordel le hasard avait un petit quelque chose de kiffant à mes yeux.
Le verdict tomba : as de trèfle. Un léger sourire se dessina sur son visage tandis que je retournai la carte d'une main pour la montrer à ce Balthazar.

"Parfait, ça sera trèfle alors. Et je suppose que pour trouver son passé et tout le bordel, c'est pas votre taffe ?

Fatalement, c'était pas le cas. A la place, ce type se mit à me regarder, fixement, avec un grand sourire. J'avais mal... mal... merde ! La panique qui me pris m'en tordit de douleur au sol. C'était quoi cette merde... Je comprenais rien de ce qu'il se passait. La douleur irradiante en paralysait mes membres. Je ne sentais plus rien, plus rien hors mis de la douleur, et ce à un tel point que je finis par me taire, ne lâchant plus un cri. Je restais là, à terre, fixant froidement ce Balthazar dans les yeux. Au final, je me retrouvais avec des ailes dans le dos. Un ange ? Vraiment ? J'avais donc pas mauvais fond, dans le fond... La mine froide, mais le regard pétillant, je finis par reprendre la parole après quelques râles de douleurs.

"Alors c'est ça votre petit jeu ? Et je suppose que je n'ai pas le choix d'accepter ou refuser ?"

Question rhétorique. Il m'avait bien parlé de son délire de vente d'âme. Mais il me prend pour une bleue le mec ? Finalement il se contenta de rire avant de me laisser partir seule. Encore, et merde. Il avait bien comprit qu'il aurait pas mon cul aussi simplement le petit, bien qu'il me laissa la carte -l'as de trèfle- en souvenir. Je valais si peu cher ? Enfin bref... après une longue randonnée je tombais sur une "ville de morts". Ok... au fond, putain que j'avais peur. Je serrais mes poings forts pour éviter de trembler, pleurer ou taper une crise de nerfs. Plus le temps de reculer. Il fallait entrer en scène. Si cet endroit, le territoire trèfle, était rempli d'humains, enfin d'anciens humains, il fallait donc s'y faire une place. Voilà les termes de ce petit manège. Ok. Autant le rappeler : ce genre de jeu était pas de ceux que l'ont refuse facilement.

Le jeu commençait. Moi, vouloir foutre un coup de pied dans cette énorme fourmilière ? Ah peine ! Le fait était que beaucoup trop d'inégalités creusaient des faussets entre victimes et bourreaux. Et ça, cela me plaisait guerre. Il fallait bien y mettre un terme. Jouer leur jeu, pour finalement en imposer les règles. Putain, au fond c'était aussi terrifiant qu'excitant.

********************

J'avais un clan. C'était une base pour me faire des contacts. Mais je ne leur accordais aucune confiance : on n'est jamais trop prudent. Après tout, le trèfle n'était pas réputé pour son aspect soudé et uni. Et qu'est ce que j'ai eux raison de me méfier...
J'étais un ange, une espèce d'un naturel trop impulsif et altruiste pour un clan de fourbes. Je n'avais rien pour moi, aucun don très folichon, aucun instinct utile ici. Et pourtant pleins de bonnes intentions. Je maîtrisais le fer, et ? On me reprochait de ne pas avoir choisi pique pour ça. Pourtant, j'avais de grands projets, aider et user du pouvoir du clan pour ce faire. Mais mes confrères ne l'entendaient pas de cette oreille. La fortune du trèfle restait la fortune du trèfle... Je... Je me battais contre des moulins à vent. Et je m’essoufflait. On me prenait pour un chien au clan, une moins que rien, une gamine juste bonne à servir d'animal de compagnie pendant que les grands s'adonnaient à intrigues et magouilles. Mes pensées avaient beau être louables, je manquait de pratique dans leur exécution... Pour autant, je m'accrochais corps et âme -pour ainsi dire- à cet espoir. Je voulais y arriver. Pour autant, parfois, le désespoir me frôlait l'esprit. J'avais des idées, mais pas les moyens pour les mettre en œuvres. Les aurais-je seulement un jour ?

Cette situation dura 35 ans. 35 ans à peiner pour être considérée à sa juste valeur. 35 ans où je m'efforçais d'user de la meilleure arme des trèfles à mon gout : le jeu, et le hasard. L'argent aussi... mais encore fallait-il en avoir amassé pour cela. Le clan m'aidait à me loger dans un coin du jardin, mais rien de plus. Alors je jouais, je jouais pour m'améliorer. Seulement là encore la nature semblait ne pas m'avoir choyé. Là où la chance des trèfles était réputée dans toutes les limbes, la mienne ne volait pas haut, sans pour autant être désastreuse. Seulement... C'était insuffisant.
A force de jouer avec le jeu, j'allais perdre. Je le savais. Et il fallut que cela arrive lors d'une triste soirée. C'était la partie de trop.

Tout ce passa un soir, au Casino de nos terres. Je passais la soirée dans un coin, à m'amuser, ou à chercher à le faire. Mais un jeune ange du cœur ayant tout perdu attira mon attention. Je... il semblait regretter de s'être séparé d'une bague. Un simple anneau en argent. Une rapide discussion avec lui me permit de comprendre. Le seul souvenir qu'il avait de sa vie était une jeune femme lui offrant cet anneau... L'horreur putain. Nerveuse, je me refusais à le laisser là, à le laisser pleurer sa perte comme si rien n'était réparable. Alors je lui promis de récupérer son bien pour lui...
Putain, je m'étais mis dans la merde. Je m'en rendis compte, genre vraiment. Et ce sentiment n'allait qu'en empirant lorsqu'il m'annonça l'heureux gagnant de toutes ses maigres économies. L'As de trèfle de l'époque... Un type réputé pour voir au travers de la réalité tellement bien que rien ne pouvait le surprendre... Comment vaincre un type comme ça ? Je n'avais pas l'argent pour le payer, et quand bien même l'aurais-je, il ne cherchait pas cela. On le disait mauvais, perfide, et ce au point de chercher à humilier ses adversaires bien avant les vaincre. Un type qui se nourrissait du malheur des autres... un fier représentant du clan !...
Il me terrifiait... Mais, je ne savais pas vraiment pourquoi. Un instinct stupide et naïf me poussa à aller lui parler quelques heures plus tard. La soirée était bien avancé, l'alcool avait tourné, et lui commençait à laisser ressortir son coté sanguin... Non vraiment. C'était totalement con ce que j'ai fais. Mais il allait valoir assumer.

"Dis... enfin, cette anneau que tu as gagné, on pourrait le rejouer je sais pas moi, au poker ?

Il ria aux éclats avant de m'ignorer, mais je préférais insister. Je... je ne pouvais pas abandonner ce cœur.

"Ok, ok la mioche. Un poker toi et moi ici et maintenant. Si tu gagnes tu récupère ce petit anneau.
-Et si tu gagnes ?
-Tu me donnes tes ailes."


La nouvelle m'avait fait l'effet d'un coup de massue... Mes... ailes ? Perplexe, je ne sus que répondre. Mais son collègue avait déjà battu les cartes devant nous. Et merde... Je levais mon jeu, nerveuse, pour finalement découvrir la vérité. Trois as : trèfle, cœur et carreaux. Parfait ! Confiante, je finis par envoyer du lourd. Sans reculer, je m'en allais en guerre. J'allais gagner. C'était le destin qui avait choisit cela : il aimait les brave et punissait les mauvaises gens. J'y croyais.
Et... et non. L'As abatis un jeu juste assez bon pour dépasse le mien... Décomposée, je ne sus que faire. Il savait tout cela depuis le début... Et lui se contenta de conclure avant de me laisser seule broyer du noir.

"Je passerais récupérer mon du plus tard. Idiote. restes à ta place, et laisse les grands faire. Prends cela pour une leçon. Après tout c'est mon travail d'éduquer les jeunes du clan."

Il soupira et partit. Tétanisée, je restais à cette table le reste de la soirée, seule. Personne n'osa m’interrompre, ou je ne les entendis pas. Je ne sais pas vraiment. Quoi qu'il en soit, le Casino ferma et je dus rentrer dans mon petit cabanon dans un coin du Jardin. En chemin, de nuit, seule, je sentais l'étau se resserrer sur moi. Pour autant, je cherchais à peine à le fuir. J'étais amorphe, abattue par la défaite de trop. Et il le fit, l'étau. Un groupe me tomba dessus, et m’immobilisa à plat ventre sur le sol dans une petit ruelle sombre non loin. Certains semblaient tendre mes ailes tandis qu'un autre me plaqua la main contre la bouche, et les derniers continuaient à me tenir. Et le coup partit. Un couteau très bien affûté aida à leur triste affaire. Une aile fut arrachée, me tirant  un cri de douleur que je pensais jamais lâcher. Cri étouffé qui n'en réveilla même pas le voisinage... Le second me perdit dans le mutisme, tellement tordue de douleur que je ne hurlais plus. Trop. C'était trop. Il me fit tomber dans les vapes.

********************

Je me réveillais finalement comme après une seconde mort. J'étais dans un grand lit assez confortable. Tout autour de moi se dévoilait une chambre assez spacieuse, quoi que modeste en décorations. Où était-je ? Ce n'était pas chez moi.

"J'ai bien crus que tu ne te réveillerais jamais."

Qui ? Cela venait de derrière. Un jeune homme était entré. Il était pâle, voir même blême. Le petit écusson sur son veston ne pouvait mentir. Un carreau. Il m'expliqua assez rapidement que nous étions chez lui. Il m'avait retrouvé dans une ruelle non loin de leur château et m'avait veillé pendant des semaines pour que je me réveille. Je semblais peiner à me remettre de quelque épreuve de la mort qu'il disait. S'il savait...
Il me servit à manger et m'expliqua qu'il m'avait porté secours, et m'offrait l’hospitalité le temps que je puisse retourner chez les miens. Il ne cherchait pas à comprendre d'où je venais, ni même ce que je faisais là : cela ne le regardait pas visiblement. Il était juste gentil, attentif, mais refusait d'en apprendre sur moi. C'était un vampire, un type du genre pénitent de ses fautes passés. Il me parla aussi de son espèce, des gens froids. Des bêtes de la nuit à la force mentale particulière. Si les vampires étaient des bêtes, lui c'était une chaton. Il volait juste mettre tout cela au clair, et en soit sa franchise était agréable. Il semblait presque handicapé des relations sociales, comblant sa maladresse par la franchise. S'en était presque touchant, réconfortant de chaleur et de bonté.

Je suis resté une année entière chez lui, une année reposante. Et l'idiot allait jusqu'à s'excuser de devoir se nourrir sur moi pour sortir. Putain c'était la moindre des choses. J'ai pris le temps de réfléchir, mesurer mes actions et prendre du bon temps. Sa présence m'aidait à reformer l'espoir que j'avais en mon combat, et cela faisait du bien. Mon clan avait été prévenu d'où j'étais. Mais rien dans les actions de notre As ne les dérangeait. Un deal est un deal... Mon cul ouè. Qu'il ne l'oublient pas ce dicton, qu'ils ne l'oublient pas. Ce vampire était doux et son amitié était agréable. Mais bordel cet affaire m'avait fait manger du lion. J'avais les crocs.
Pendant tout ce temps, je cherchais une échappatoire. Quelque chose. Et je dus retourner chez moi sans solution d'ailleurs ,merde ! Humiliée, ange sans ailes. Mais 19 ans années me suffirent à trouver : enfin ! Ce vampire, il possédait le don d'empathie, la "grande forme mentale" dont il parlait et que j'avais apprit à voir en action au quotidien. C'était cela qu'il me manquait. Pas de l'empathie mais du pouvoir, de la force mentale dans un degré surnaturelle. Cinq longues années me suffirent à le convaincre. Les pots de vin ou les échanges de procédés étaient inutiles avec lui. C'était mon ami. Pratique d'avoir à faire à un carreau ! Il le faisait pour moi, pour me rendre service. Et cela m'arrangeait bien. Quoi ? Ange, mais trèfle. chassez le naturelle et il revient au galop. Enfin : il allait faire de moi un vampire.

60 ans dans cet enfer. Et j'allais devenir vampire. J'avais fait cela en cachette : qui sait, on aurait put voir d'un mauvais œil que je gagne en force. Mais ce vampire était prêt à faire de moi l'un des siens. Et moi aussi j'étais prête. Après la transformation et la perte de mes ailes je n'étais plus à quelques douleurs prêts. J'avais un but : aider les gens. Et ces carreaux, aussi louables étaient ils, n'allaient pas faire gagner le combat de l'altruisme. Il ne faisaient qu'adoucir l'injustice. Ma fois je voulais frapper grand. L'équilibre allait devenir vivable. Ma défaite allait devenir victoire. Et leur défaite, ma fois, ils la surmonteront comme on le fait tous. Je les y aideraient. Après tout, il faut savoir accepter sa défaite, comme arracher la victoire suivante. Mais il y avait une chose au dessus de tout : ils allaient payer pour ce qu'ils avaient fait.

Comment dire ? Oui, après 60 ans à servir de marche pied, de cale porte, de moins que rien, j'avais les crocs. Littéralement même ! Et en soit, je n'en reniais pas ma volonté de sauver des gens, disons juste que j'étais prête à avancer plus d'arguments pour ce faire... Après tout, si nécessité fait lois, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.
Déjà, ma petite transformation passa inaperçue. C'était un début. Il fallait dire que je n'avais jamais été très réceptive au soleil, alors ma peau blanche ne changeait pas trop de d'habitude. Puis, j'avais un grand avantage par rapport aux autres vampires : si ces derniers devaient récupérer du sang d'ange pour s'exposer en pleine lumière, pour moi il coulait déjà dans mes veines sans cesse ! Ahhh j'avais vraiment fait une bonne affaire. Oui, le plus compliqué restait le fait de se nourrir. Mais bon, il faut savoir se faire discret parfois. Je chassais de nuit, des petits animaux inoffensifs le plus souvent. Oui, j'aurais pus payer des gens pour en kidnapper d'autres où tout simplement pour qu"ils se laisse mordre. Cela aurait été très... trèfle. Mais après tout ce temps, j'avais appris à ne faire confiance qu'à moi même, littéralement. Si l'argent faisait loi dans ce clan, il n'assurait aucune sécurité... Alors oui : je chassais moi même pour éviter tout témoin, et donc pour limiter le danger.

Quelques années passèrent, une dizaine environ, tandis que j'entrais dans une sorte de routine. Déjà, je peinais à garder le compte des années. Cela devait être l'age, ou le fait d'être focalisée sur autre chose... Car oui : je m’entraînais. Ma situation, notamment dans mon clan, je changea guerre. J'étais toujours mal vue, rejetée. Mais cela en devenait une arme. Tant pis pour eux.
Je ne comptais plus, car je vivais comme une double vie. Je finissais par me moquer de ces brimades. Je vivais le nuit. La nuit, je m’entraînais à maîtriser cette nouvelle nature, cette nouvelle force. Je me sentais libre, plus proche de bas instinct aussi terrifiants qu'amusants. Mais qui pouvait juger ? L'ange en moi hurlait d'arrêter, là où le vampire que j'étais à présent ne voulait qu'une chose : continuer. Finalement cette dualité étrange faisait de moi un être plus précis, net. Je faisais ce qu'il fallait, et juste ce qu'il fallait, sans en faire trop. J'agissais avec précisions sans dépasser la moindre limite que je me posais. C'était jouissif ce sentiment de force, d'action, de justice. Je n'étais plus passive, et j'agissais bien.
La nuit, je sortais vêtue d'un masque et de grands vêtements. J'étais comment dire... incognito ? Ces nuits là, on me nommait par le seul nom que je donnais : le Joker. Et finalement, mon temps s'écoula à une chose : m'améliorer aux jeux. Peut être bien me faire du réseau sous cette nouvelle identité aussi... Et il fallait dire que j'avais un argument de point qui s'imposa à eux ! Ma chance. Effectivement, elle me souriait enfin. Pire, elle en devenait insolente, même pour une trèfle. Après cette dizaine d'année je comprit enfin : je pouvais me jouer de la chance pour la faire mienne. Choisir l'issue, parmi les possibles, d'un événement donné. C'était... Monumental ! J'étais refaite.
Lolita faisait le dos rond, continuant de sortir en douce pour garder contact avec ce vampire, son bienfaiteur. Oui, c'était plus fort qu'elle... J'avais un cœur aussi hein. Mais Joker construisait une belle rumeur sur sa personne, mais il bâtissait surtout son empire. Des gens qui le craignait, des vaincus dans les jeux aventureux du hasard. Il se jouait du monde, et il en avait les moyens de ses prétentions. Mais bon, si la chance souriait à Joker, Lolita voulait forcer le destin. Je me suis donc mis au travail !

Après une dizaine d'années d'entrainement de plus, puis une autre pour travailler mes plans, j'étais enfin prête. Il était temps de briser cette routine pour passer à l'étape supérieur. Et j'avais ma cible : le valet de pique de l'époque. Le bougre possédait un objet très intéressant que je voulais faire mien par tous les moyens : une sorte de méca exosquelette bizarre. Personne ne savait si cela représentait son pouvoir ou pas. Mais c'était une force de frappe non négligeable. Il me fallait sa force. Et l'idée était simple : le pousser à la parier dans un jeu. Cependant, l'affaire fut plus simplement dite que faite. L'idiot était d'un austère affligeant... C'était comme s'il ne connaissait pas la signification du terme "jouer"... Il me fallut donc dix dans pour le coincer dans de bonnes conditions pour... se faire plumer ? Pile pour mon anniversaire des 100 ans ! Enfin... je crois... visiblement... Peut être. Enfin je m'en moquais ! Je me demande si le type bizarre de l'entrée pourrait me le confirmer... Enfin j'avais autre chose à penser alors tant pis.

Tout se passa un soir d'automne, dans un petit bar non loin du grand casino sur le territoire trèfle. J'étais pas peu fière de l'avoir attiré sur mon territoire : mais il fallait avouer que j'avais insulté son honneur. Oui oui, il se la jouer chevalier avec tout le bordel d'honneur que ça impliquait. C'était... affligeant. Il était trop honnête pour un tel rang mais j'allais régler ça.
Je l'attendais dans un coin du bar, petit verre de vin à la main. Son entré aussi remarqué que fracassante en fit sursauter plus d'un. Un terminator dans un magasin de porcelaine. Mais je demeurais stoïque : j'étais prête à l'affronter sur mon terrain. Game is on.

"Jolie l’attirail. Alors, on joue ?"

Je bougre ne tarda pas. Il s'assit dans un grognement avant de commander, et lancer la partie. Cela dura plusieurs heures acharnées et haletantes. Poker, dés et autres joyeusetés de hasard. Le type pensait pouvoir me perdre et gagner, peut être m'arracher une victoire à force de me fatiguer. Mais non, je ne lâchais rien. Je maîtriser le jeu, et il perdait, encore et encore. Les cartes, les dés, tout était avec moi coup sur coup. Facile : je choisissais. Je m'interdisais le moindre repos avant qu'il ne soit repartit et cela fonctionnait. La chance était avec moi, puisqu'il n'était plus question de chance quand on la maîtrisait. Et lentement je lui pris toute sa fortune. Mais ce n'était qu'un début.

Moi, audacieuse ? A peine. Il avait bien des richesses lui appartenant que je voulais, et je ne parlais pas là d'argent. Pas QUE d'argent du moins. Oui oui, vous voyez où je veux en venir. Pour autant, le petite valet semblait décidé à quitter les lieux après m'avoir laissé tout son argent. Moi ? Le laisser partir ? Même pas la peine d'imaginer. Pour autant, je le laissais se lever, l'observant d'un air supérieur et hautain, presque moqueuse. Je finis pas intervenir alors qu'il prenait la route vers la sortie.

"Et bien, j'en suis déçue. Pourtant on m'a vanté la ténacité hors norme des piques dans tout les territoires. Fuyez-vous devant vos ennemis avec autant de ferveur que vous construisez votre réputation -surfaite visiblement- de guerriers sans peur ?"

Touché, coulé ! Le type se retourna d'un coup tandis que le silence -déjà proche- de l'endroit se fit totalement. De mon coté, je ne bougeait pas d'un pouce, toujours détendue et souriante comme au premier jour. Lui semblait exploser. Parfait.

"De quel droit oserais-tu juger la valeur de mon clan sur un simple jeu ? Insolente ! Ose monter ton petit corps sur un champ de bataille, et tu pourras tâter de ma valeur...
-Et de quel droit jugez vous le poker en le qualifiant de simple jeu ? Votre vision de la guerre est aussi étriquée que la queue fine et étroite d'une salamandre. Ce "jeu" demande autant de ténacité que de sang froid. C'est une guerre, une guerre psychologique. Dois-je en conclure que les piques ne sont qu'un tas de muscles sans l'esprit qui suit derrière ? Où encore que vous avez peur de vous en remettre à votre intellect, et vote intellect SEUL ?
-Vous !"


Il s'était fait menaçant dans un spasme de violence. Lamentable. Sa main s'était levée comme pour me frapper tandis qu'il s'était penché sur moi. Pour autant, je ne bougeait pas d'un pouce. Je continuait de le regarder droitement dans les yeux d'un regard suffisant et supérieur, le sourire aux lèvres. S'il frappait, je gagnais. Et il le savait. Il l'avait comprit : je le voyais dans son regard. Alors, on perd ses mots face à moi ?

"Allons, soyez raisonnable. Asseyez vous : il vous reste quelque chose à parier."

Gagner ! Il ne fallut pas longtemps pour le convaincre à parier son armure. Il était sûr de lui. Après tout, la chance ne pouvait pas se détourner de lui une fois de plus non ? Si innocent ! Il perdit une fois de plus. Forcément. Comment pouvais-je perdre avec de telles pouvoirs ?
Il semblait... un brin agacé ? Par colère, il se saisit de son exosquelette pour l'enfiler et pointer un canon d'arme sur moi. Ah oui ? Je devais l'admettre : une monté de peur me saisit. Mais inutile de le montrer. C'était céder face à sa violence futile. Aussi je ne bougeais pas d'un pouce, mes bras toujours croisée sur mon bas ventre. J'étais encore avachie sur mon fauteuil. La brute hurlait comme un débile toutes sortes d'insultes et de menaces de morts. Au pire, cela ne serait jamais que la seconde fois. Je n'étais plus à ça prêt. Mais au fond, j'espérais que l'issue de ce petite échange soit plus favorable. Car oui, si cette armure était bien un pouvoir, il se pouvait qu'il ne lui obéisse plus... Aussi me concentrais-je totalement sur cet attirail sans pour autant laisser transparaître tout cela sur mon visage ou mon allure. Concentration comme peur d'ailleurs. J'étais au dessus de tout ça... au dessus ! Il était en face de moi, prêt à me coller quelque métaux dans la tête. Et moi, je ne bougeais pas, pas d'un pouce. Cela devait marcher : il le fallait ! Le temps passait et je ne quittais pas ses yeux du regard, lui qui s'énervait encore et encore jusqu'au moment fatidique. Il chercha à me tuer. Et rien. Yes ! Rien, parfaitement rien. Dans la foulé, l'exosquelette se détacha de son corps pour venir se poser, de lui même, à mon coté. Le valet, déconfit, me dévisagea tandis que je lui fit signe de sortir d'un mouvement rapide de la main. Je balayais devant moi avec insolence. Il n'avait plus d'armes, plus rien. Il avait perdu. Game was over for him.

"Ce fut... divertissant cette soirée. Je vous remercie humblement d'avoir accepté de marcher sur mon champ de bataille ce soir. Je passerais peut être sur votre camp d'entrainement prochainement, ce ne serait qu'un retour légitime à votre courtoisie chevaleresque. Sur ce bonne soirée, et au revoir.
-Vous... vous me le payerait ! Cela ne se passera pas comme ça !"

Puis il quitta l'endroit d'un mouvement rageur. C'était amusant. Lui qui pensait pouvoir se venger. Impossible : j'avais placé des mercenaires à la sortie pour aller lui faire faire... disons.. une petite balade ? Une randonné de quelques siècles dans le désert devrait lui changer les idées, et me laisser le temps de m'organiser pour son retour.
Pour l'heure, je n'avais pas de temps à perdre. J'eux tôt fait de payer chaque client et employer présent dans le bar, afin qu'ils se taisent, pour finalement partir, victorieuse. Ceci était une victoire, mais qu'un début. Je devais encore faire cette étrange arme mienne, et maîtriser toute ma nouvelle puissance sur le bout des doigts, quitte à parfaire  la maîtrise de celle que je possédais depuis un moment aussi d'ailleurs. Je ne pensais qu'à une chose : ma revanche. J'avais les cartes en mains, toutes celles dont j'avais besoin à présent. Je n'avais plus qu'à les jouer.

********************

Je m'approchais un peu plus du but et jubilais tandis que je m’efforçais de m'en approcher encore. Cet as. J'y pensais encore après tout ce temps. Mais comment m'en venger convenablement ? En prenant sa place ? Le temps passait et tandis que je cherchais à m'habituer à mon nouveau méca, l'idée me plaisait de plus en plus. Oui ! Le déposséder de sa propre puissance pour en acquérir d'avantage. C'était carrément pas bête ! Mais comment faire ? L'as devait s'imposer comme étant le meilleur dans son domaine. Ok. Mais quel était le domaine du Trèfle ? Le jeu ? Pour cela rien à craindre : j'étais devenue imbattable depuis notre dernière partie. En mensonge ? Peut être bien aussi. Et pour cela je m'étais grandement améliorer : la volonté fait pousser des ailes. La stratégie. C'était ça. Avec le temps, alors que mon corps s’accoutumait à mon exosquelette du mieux possible, mon esprit repensait à tout ce qu j'avais dit au pauvre valet de pique disparu. Une guerre psychologique. Une guerre élégante, sans une goutte de sang visible. C'était ça le domaine du trèfle : la guerre d'influence et de richesse. Le jeu était un appui solide, mais pas une fin en soit. Il fallait aussi savoir parler, user et abuser ses propres mots pour tirer avantage de toute situation. En réalité, je m'adonnais déjà à ce genre de guerre sans y avoir réfléchi. Parfait. J'en jubilais d'avance !
Mais alors que je réfléchissais à tout ça, ma nouvelle acquisition semblait lentement changer. De l'exosquelette, elle devint une sorte de méca rose, plus grand et moins précis, mais plus brutal et frontal. Il me ressemblait plus : en 20 ans il devait s'être fait à son nouveau propriétaire. Intéressant. Il me fallut tout de même 10 années de plus pour apprendre à le manier correctement. Il fallait avouer que le facteur discrétion compliquait un peu les choses : c'est qu'il était mastoque le truc. Pour le conserver à l'abris des regard indiscrets, j'avais payé une famille de paysans en bordure de ville, et mes entraînements se passait dans leur ancienne grange vidée pour l'occasion. Une bien belle routine qui fit son petite bonhomme de chemin, me menant lentement au sommet de la chaîne alimentaire du clan.

Au terme de ces années, je considérais maîtriser mon méca avec assez de précision pour passer à la suite. Pour faire chuter cet as maudit, il me fallait connaitre ma force, mais aussi ses faiblesses. S'en suivit ainsi 15 années de courtisanerie acharnée. Je cherchais à côtoyer les hautes sphères : qu'on me traite encore comme un chien m'était égal. Au contraire : qui se méfiait d'une moins que rien de nos jours ? Personne, et là était leur erreur de trop. Avec le temps, je finis par être appréciée plus comme animal de compagnie qu'autre chose, rie et moquée par tous. Mais bon, se moquer, ça occupe. Alors on m'invitait à toutes sortes de fêtes privées. Et ce fut ainsi que je pus remonter et collecter quelques petites informations sur notre cher as.
Le bougre était un nid à emmerde ! Parfait pour moi. Après ces 15 années, je pouvais donner le nom d'une dizaine de ses maîtresses à sa femme -puisqu'il était marié- mettre à nu deux de ses commerces de contrebandes -en alcool et en soie de luxe- ainsi que, surtout, prouver qu'il revendait des informations sur notre clan aux clans concurrents. C'était la faute de trop ça je crois. J'en avais bien assez pour passer à l'attaque. En avant !

Par la suite, 15 années de plus me suffirent à regrouper lentement mes pions. Je parlais, par si par la du comportement de ma cible à certains de mes confrères. Pas n'importe lesquels bien sûr. Je commençais par lentement faire courir des bruits dans la faible garnison du clan. Inutile vous me direz ? Au contraire : les quelques gardes croisables sur nos terres venaient d'ici. Avoir la sécurité avec soit, c'est pratique pour faire chuter quelqu'un. Parallèlement, je continuais ma route en m’associant à quelques notables du clan, outrés par le comportement de notre as. Avec les preuves en mains, c'était simple de leur prouver que cet homme était le dernier des connards. Après tout, c'était vrai.
Il ne me manquait plus qu'une étape pour mon plan : convaincre le roi et la reine que cet as était une menace pour nous tous. Là, cela fut plus compliqué. Pas de les convaincre, mais de les approcher. Il me fallut ainsi 5 années de plus pour obtenir une audience auprès d'eux. Et l'affaire était jouée. Il croulèrent rapidement sous mes preuves -véridiques, pour la plus part- et choisirent de me faire confiance. J'ai moi même joué carte sur table avec eux, avouant ma "volonté de devenir plus forte pour piéger ce mécréant, volonté m'ayant poussé à payer ma transformation auprès d'un vampire et ayant poussé mon pouvoir de contrôle du métal à muter de lui même". Oui, un petit mensonge aide parfois les choses. Ces derniers allèrent même jusqu'à me rembourser cette transformation, et nous établîmes ensemble l'instant de sa chute.

Tout allait se passer lors de la fête célébrant ses 1000 ans en temps qu'as. Ce devait être le temps à ce poste qui l'avait rendu oisif et peu méfiant... Enfin bon, place à la jeunesse ! La fête allait avoir lieu dans quelques mois, et mes chers dirigeant voulaient en faire un exemple, de sa traîtrise. Alors que chacun assiste à sa déchéance ! Parfait. Je me fis ainsi arrangeante, jouant même la nerveuse lorsqu'il me proposèrent de mener moi même le plaidoyer, le tout pour me remercier de toute ma dévotion au clan. Parfait, parfait. Je serais donc leur parole. Par ailleurs, ils me permirent même de cacher mon méca dans un coin de la salle de banquet, derrière du contre-plaqué soutenant le buffet. Cependant, ils ne m'offrirent pas la place d'as pour autant. Ok. Je n'aurais qu'à l'arracher aux autres prétendants le jour venu.

Lentement, tous les préparatifs se firent. Et le soir fatidique arriva. Il était temps pour moi d'entrer en scène, pour de vrai. Enfin. Après 215 ans d'efforts acharnés, j'allais enfin vaincre. C'était mon tour.

********************

Pour l'occasion, je m'étais fait belle. Après tout, allais-je vraiment être prise au sérieux en vêtements de ville et autres tissues insipides ? En tout cas, la reine pensa que non. Ce fut d'ailleurs elle qui me prépara une tenue sur mesure pour l'occasion. Parfait. C'était élégant, peut être un peu too mutch. Mais tant pis : vu la situation, en faire trop était presque une obligation.
Officiellement, j'étais invitée par la reine en personne en qualité d'amuseuse public. Aucun problème, j'avais déjà fait ça par le passé pour monter dans les hautes sphères. Le job était classique : divertir les gens par histoires et autres discours. J'étais mauvaise, et c'était justement cela qui divertissait. La moquerie, tout ça. Et c'était même pas déconnant : avec le temps des gens de plus en plus influents commençaient à m'inviter pour cela. Alors de la à imaginer la reine m'avoir repéré pour ces "non talents" ils n'y avait qu'un pas. Enfin, tout ça n'allait être bientôt que du passé. Il était temps que les opinions changent.

Mais il était temps, installée dans un coin de la fête, je laissais les festivités suivre leur cours. La soirée avait à peine commencée que ce cher as vint me saluer. Qu'il fasse, qu'il fasse.

"Alors, tu oses encore te montrer ? Tu viens célébrer avec tous la longévité de ma présence en fonction, et tu oses te montrer pour ça, microbe ?
-Je... je ne suis la que pour servir le clan dans les maigres attributions que je peux tenir convenablement. Je suis par ailleurs honorée qu'une personne de votre qualité aille jusqu'à m'offrir autant d'attention. Souhaiteriez vous quelque histoires contées de ma bouche pour vous rendre la soirée plus agréable ?"


Il explosa de rire avant de refuser. Rira bien qui rira le dernier. J'avais tellement envie de lui en mettre une. Mais patience... patience ! Tout cela allait venir bientôt.

"Comme vous le souhaiterait, je vous en raconterais une bientôt de toute façon."

Mon sourire se fit peut être un peu plus sadique en cet instant. A peine : juste dans un coin de lèvres un peu trop tendus, où dans un regard un peu trop posée de biais sur lui. J'avais un je ne sais quoi de légèrement malsain qui le fit partir en me dévisageant d'un air mauvais. Cours mon enfant, cours. L'étau se resserrait sur lui sans qu'il ne comprenne ce qu'il lui arrivait : c'était d'un tel plaisir !


Finalement, le moment tant attendu finit par arriver. Quelques heures de douces festivités passa avant que le roi ne stop chacun pour un discours. Ainsi, tout le monde, ceux dans les coins avec canapés en train de parler, comme ceux en train de manger au buffet ou même ceux en train de danser s'arrêtèrent pour l'écouter.

"Mes chers confrères, mes chers consœurs, vous me voyez honoré et empli de joie pour célébrer ainsi les 1000 ans de notre cher as à ce poste ! Puisse sa sagesse nous guider vers les sommets à jamais !
-Je vous remercie votre altesse, cependant rien n'aurait été pos...
-Mais avant d'entendre les mots de notre bien heureux, je tenais à offrir la parole à une autre personne. Une personne qui a beaucoup à nous dire ce soir."


Le mec semblait agacé qu'on l'ai coupé, et la foule râlait. Parfait ! Il commençait à laisser entrer la colère en lui, et rongeait son frein pour attendre. Qu'il patiente ! Mon heure arrivait. Et la fête n'en serait que plus explosive face à tant de réactions.

"Et cette personne n'est autre qu'une suivante de la reine pour cette soirée : Lolita."

Bien ! Tandis que notre cher as perdait son temps à pester et à râler en silence, je le levais de mon fauteuil en coin de salle pour venir au centre, sur la piste de danse. Pour entendre parler, les gens s'en étaient éloignés, laissant l'as, avancé pour faire son discours à venir, et moi dans un demi cercle vides. Il n'y avait que lui et moi à présent.
Pour autant, je prenais mon temps, laissant à chacun la tension monter en eux. L'as me dévisagea à mon arrivé, ce que je lui rendis pas un grand sourire acide et sadique. Son temps était révolu. Il pouvait le lire dans mes yeux. Et il le lisait.

"Allons allons, inutile de faire cette tête. Je viens simple narrer une histoire, et cette histoire c'est la votre, as. Vous avez servit le clan, humblement et dignement à la fois, depuis 1000 ans à présent. Levons un verre !"

Chacun s'exécuta avec joie, coupé par mes paroles suivantes.

"Célébrons l'avènement d'un traître."

Sur ces mots, l'accusé sortit directement une arme, la pointant vers moi en hurlant et réclamant mon sang pour punition de cet affront. Seulement, plusieurs lames -celles des gardes- allèrent se loger sous sa gorge. Et moi, sans bouger d'un pouce, pas même un sursaut, je finis par ponctuer ma phrase d'un léger hochement de tête. Il avait tout intérêt à se tenir tranquille, non ?

"Où en étais-je ? Ah oui ! Un traître. Parfaitement, vous ne rêvez pas. J'ai moi même investigué sur cet homme dès lors qu'il me sembla étrange. Et qu'elle découverte ! Madame...

Je m'étais tournée vers sa femme.

"... je crains que vous n’ussiez à oublier définitivement ce gougea. Nous pourrons nous entretenir de cela à loisir plus tard : il est affaires que la décence m'interdit de régler en public."

Je m'adressais de nouveau à la foule entière, et tant outrée que secouée par la nouvelle.

"Mais sachez, confrères et consœurs de clans, que le tracé précis de deux réseaux de contre-bandes ont déjà été soumis à nos dirigeant ainsi qu'à plusieurs personnes ici présentes. Cet homme s'enrichit sur le dos du clan. Pire ! J'ai en lieu sûr plusieurs correspondances épistolaires liant cet homme à d'autres membres du pique, et du cœur. Il vendait des informations sur le clans à ces scélérats ! Voulez-vous vraiment d'un as en ce genre ?!"

Mon intervention fit grand bruit. Certains réclamaient les preuves, quand d'autres s'indignaient docilement. Finalement, plusieurs notables, dont le roi et la reines eux même, témoignèrent devant le clan à sa charge pour me soutenir. Lentement, mes "preuves" devinrent des évidences. Il nous avait trahit. Mais avant qu'il ne fut mené en prison par des gardes, il s'en libéra pour se précipiter sur moi. Il finit juste devant moi, son canon d'arme sur ma tempe. Je n'avais pas bougé d'un pouce ni perdu mon sourire supérieur.

"C'est fini.
-Tu es finie oui !!! Petite idiote !!!!


Et il se mit à hurler d'un cri de désespoir. C'était maintenant ou jamais. Il allait tirer. Il allait le faire. Mon corps resta figé dans sa posture toujours aussi provocatrice. Mais mon esprit attendait sa balle. J'avais si peu de temps pour annuler son action. Je devais remonter de quelques secondes dans le passé à peine -le temps que la balle ne perce mon front, mais pas mon cerveau- et enrailler son arme. Vite... vite... vite !
Et son tir fit l'effet d'un pétard mouillé : personne ne remarqua même qu'il avait tiré correctement à un moment. Au yeux de tous, rien ne partit. Et lui me dévisagea avec violence. Il s'en était fallut de peu.

"Ça suffit ! Amenez le ! Il sera jugé pour son crime et ses tentatives abjectes ! "

C'était le bon moment. Mon méca explosa le placo derrière le buffet pour voler au dessus avec une étrange délicatesse. Il me rentra dedans tandis que je bondissais en son sein. Aussi tôt fait qu'un de mes canon fut braqué sur sa tête. Ils faisaient la même taille. Amusant. J'en riais depuis mon coque-pite.  

"J'ai dis c'est fini."

Il se laissa finalement amené, totalement désarmé face à la situation. J'avais gagné.

Enfin, pas tout à fait. La fin de la soirée tourna autour de félicitations me ciblant, de complaintes et d'histoire narrés de ma bouche, mais on m'écoutait cette fois ! Les serveurs remplacèrent le buffet massacré par mon méca avec les débris de placo aussi.
En cette soirée, beaucoup voulaient s'imposer comme étant le nouvel as légitime. Mais moi j'étais préparée. Plusieurs démonstrations de mon méca faites et un bon paquets de parties en tout genre gagnées, je fut proclamée invaincue. Après quelques appuis publics de la part des notables du clan, j'obtins enfin le graal : personne ne s'opposa à ce que j'obtienne ce titre. J'avais l'appui, la popularité, fait mes preuves, et surtout j'avais la chance. Je devins donc as de trèfle assez naturellement finalement, non ?

********************

35 ans. Ces 35 ans furent presque une balade de santé à coté de tout ce que j'avais vécu. Je continuais à aider, œuvrer pour mon clan et rien que mon clan bien sûr. En définitive, j'agissais pour les gens, et rien d'autres. Avec le temps je construisais ma réputation en temps qu'as intouchable autant que celle en temps que adepte du gout du risque, et tout filait droit ! Mon cher prédécesseur fut d'ailleurs jugé pour trahison et banni du clan. Adieu ! J'aimais bien sa place. Je pouvais agir comme bon me semblait, m'arranger pour satisfaire toute mes volontés d'agir par si par là. J'avais peut être un emploi du temps chargé. Mais cela m'allait ! Entre entrainement pour mes dons, courtisanerie, mécaniciens, aides à autrui (du clan ou pas d'ailleurs), petits coups de mains et autres, je ne chômais pas ! Mais cette place d'as me le permettait et c'était déjà bien.
Mais quand même, un truc me trottait en tête. C'était vraiment mal ce que j'avais fait ? Arranger la vérité concernant l'ancien as afin de le faire chuter ? Ce n'était rien qu'un petit mensonge, un tout petit mensonge basé sur un bon fond de vérité très solide, enfin, presque assez pour le faire chuter. J'ai juste solidifié assez pour faciliter les choses. Et merde. Tant pis ! Cela devait se passer. Il le fallait. Il me fallait cette place pour agir, œuvrer, aider tant le clans que les gens ! Ma fois, tant pis pour les pots cassés. Mes ailes, ce valet de pique, cet as de trèfle...



Pseudo : Anae, Nanae, ou tout ce qui vous plaira XD.

Age : 21 ans.

Comment avez-vous connu le forum ? Par son fonda :-p .

Un petit commentaire ? Huuuuummmmmm Just a gaaaaammmmeee **chante**

Code du règlement :


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Ven 23 Mar - 9:25
Bienvenue à toi Lolita, ayant lu ta liste de pouvoir, elle me convient, il n'y a rien à changer. J'attends quand même confirmation de Balty. Et bon courage pour la suite de ta fiche et au plaisir de lire la suite
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Ven 23 Mar - 17:49
*meurt* j'ai tout lu /o tu as de la chance que je t'aime... pourvu que tu ne fasse pas de DC *sbam*

Ahem un peu de sérieux tout de même! Et bien tes pouvoirs et limitations sont ok pour moi aussi ^^ ils sont très bien écrit! Et surtout bien détaillé c'est ce qu'il faut au minimum pour un AS. Je confirme donc que ce rang te va très bien également! Impatiente de lire la suite... ou pas XD
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Mar 3 Avr - 2:48
Yop ! merci beaucoup ^^ Simple petit message pour dire que ma fiche est finie ! Smile
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Mar 3 Avr - 18:24
Tu es Validé!

Pour commencer, Bienvenue à toi au sein d'Inferno! Nous espérons que tu t'y plaira et que tu trouveras de quoi étancher ta soif de rp. Nous sommes ici pour te dire tout simplement que ta fiche a été validé par le Staff. Tu fais donc désormais partie du Clan du Trèfle, n'hésite pas à prendre contacte avec tes semblables afin d'entamer un rp ou entreprendre des liens. Mais avant cela, tu vas devoir faire quelques petites choses:

- Recenser ton avatar ICI
- Demander un lieu d'habitation ou autre ICI
- Si ce compte est un DC, merci de le recenser ICI
- Pour les demandes de RP ça se passe ICI
- Et pour les demandes de liens ICI directement dans ton journal de bord. Ce dernier est facultatif.

Je te souhaite encore Bienvenue sur le forum!

Cordialement le Staff


©️️ klyps


Voici les cartes que tu possèdes:





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