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Huuummmm que répondre ? J'ai droit à un joker ? [Feat Balthazar]

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Lun 14 Mai - 3:02
D'humeur joueuse ? Encore ? Et bien... il était vrai que je respirais alors partant de là oui. Cette fois là, j'avais invité cet étrange passeur pour m'amuser un peu... Balthazar... Des potes à moi m'avait donné dans les grand lignes sa "routine" quotidienne. Et je savais qu'il relevait son courrier à heure fixe, toujours. Partant de là, je venais de déposer un petit mot dans sa boite.

"Si tu es du genre joueur, ramène toi au Salon de Jeu de Haut-Horizon dès que tu peux. C'est moi qui paye les boissons ! Et t'inquiètes, cette fois, je ramène le jeu de cartes. Un simple petit As de Trèfle.".


Moi, provocante ? Pour une fois pas le moins du monde. Disons juste que j'étais... curieuse. Et ces quelques décennies ne m'avait pas assez épargné pour que je prenne le temps d'assouvir cette curiosité. Oui, enfin... merde. J'admets, j'admets, si en public je criais haut et fort me foutre de ce qui faisait tenir tout ce merdier qu'on appelait univers, dans le fond, je voulais comprendre. Comprendre pourquoi tout n'avait aucun sens... moi y comprit. Retrouver ma mémoire, mais pas que : comprendre ce que c'était ici, où c'était comparé à la vie, tout. Comme on dit : en guerre comme en amour, le savoir c'est le pouvoir. Mais... merde ! Ça me faisait mal rien que de l'admettre à moi même : des choses m'échappaient encore... trop de choses pour que je me sente enfin en sécurité. Mais bon, à ce qui parait je suis jeune ici, alors j'avais encore tout mon temps.

Toujours étant que j'attendais sur un toit non loin de chez lui. Je guettais, simplement pour m'assurer qu'il ait mon message, et que je n'attendes pas pour rien la bas. Mon méca était derrière, bien sûr : comment serais-je montée sans ? Pour autant, je l'avais mis bien en arrière, simplement pour qu'il ne puisse pas le voir depuis son entrée. Finalement, j'eux ma confirmation : son courrier fut relevé et il n'allait sans doute pas tarder à être prévenu et à lire mon message.
Ainsi, je filais vers Haut-Horizon avec pour ainsi dire l'excitation de mes premières parties : affronter ce cher passeur en combat singulier. Enfin... nous n'allions que jouer, mais pour jouer il faut parier. Je comptais bien gagner quelques sous, comme toujours. Mais cet homme avait peut être bien plus précieux : des informations.


J'étais sortie pour quoi déjà à la base ? Ah oui : rien. Cela faisait bien longtemps que le roi et la reine ne me posait plus souci avec cela : "Tu es as à présent, un atout important pour le clan. Tu ne dois pas sortir seule, et encore moins hors du territoire ! Soit prudente enfin". Ils s'étaient bien calmés de ce coté là. Puis il fallait dire que je faisais mes preuves, bien qu'il y ait toujours eut des hauts et des bas. Mais je m'en sortait toujours : cela leur suffisait à prouver ma prudence ? Visiblement. Ou peut être qu'ils en avaient marre de me reprendre. Après tout comme je leur dit souvent : il faut savoir laisser parler le talent de l'as au lieu de l'étouffer.
J'étais même une habituée de Haut-Horizon, si bien qu'à mon arrivée on me mena assez rapidement à ma table pour me servir ce que je prend toujours : Un Casino. Il fallait admettre qu'ils faisaient de bons cocktails ici. Mais je demeurais curieuse. Le grand Balthazar était il à mes talons depuis tout le trajet de chez lui à ici ? Comme omniscient et omnipotent ? Savait-il tout des mes intentions comme de mes talents ? Voyait il clair en monde jeu ? Moi je voulais voir limpide en le sien. Et déjà, jauger mon charmant invité adversaire !

Pour te donner une idée de ce que boit Lolita:
 
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Lun 14 Mai - 11:33
Huuummmm que répondre? J'ai le droit à un joker?Un As joueur!
Lolita
Lindom

Balthazar
Bon, je devais organiser ma journée. Pour commencer, est-ce que j'irais à la porte moi même? Ou est-ce que je laisserais mon clone? Ah que c'était compliqué. Je n'avais rien envie de faire aujourd'hui à faire dire. Déprimer dans mon lit irait très bien. Bon c'était décidé. Je créais mon troisième clone, ce dernier s'habilla à ma place et se dirigea pour commencer vers le petit coin cuisine avant de préparer du café, pendant ce temps je paressais au lit. Mon autre clone toujours actif était à la porte accueillant les gens. Mais il n'étais pas intéressant, ce n'était qu'une brebis égarée qui était arrivée et qui cédait son âme. Bien ceci me nourrirait et me donnerait de l'énergie. Je veillais alors sur l'autre clone qui s'activait dans la cuisine à préparer le petit déjeuner. Je me levais alors en caleçon afin d'aller manger avec lui. C'était un gagne temps, car j'avais énormément de nourriture cette dernière se transformant en énergie pour une partie de la journée. Une fois tous les deux repus, dans un silence habituel, je l'envoyais chercher le courrier. Je restais alors assis sur ma chaise, suivant le moindre de ses fais et geste... ou non c'est comme si je les faisais.

Il prit alors le courrier et un mot capta mon intention. Nous le lisions ensemble immédiatement. Lolita... Lolita Lindom. Ce fichu As de trèfle. Je soupirais alors faisant revenir le clone avant de le faire disparaître. Je posais le reste du courrier sur la table et me concentrais un peu plus sur ce mot. Comment ne pas accepter son invitation sachant que j'allais perdre contre elle? C'était un vrai défi qu'elle me lançait là, mais est-ce que j'avais quelque chose de mieux à faire aujourd'hui? Et pourquoi n'a-t-elle pas simplement utilisé son joker? Encore une ruse de sa part. Je sortis alors sur le balcon, toujours vêtu de mon boxer pour observer l'horizon, elle avait elle même apporté ce mot, est-ce qu'elle était toujours dans les parages? Bonne question... Si c'était le cas elle aurait une très belle vue de ma personne en sous-vêtement... d'ailleurs maintenant que j'y pense, je me dépêche de rentrer pour m'habiller. Oui j'étais quand même pudique et pour tout avouer j'étais sortir sous le coup de l'impulsion. Je m'habillais donc rapidement, avec des vêtements sombre. Puis je descendis de mon arbre, me dirigeant vers le point de rendez-vous.

Silencieux, je marchais les mains dans les poches. Les gens n'étaient pas surpris de me voir car ils y étaient habitués. Je vivais ici tout de même. Je continuais mon chemin arrivant enfin à destination. L'on voulu m'accueillir comme un roi mais je coupais directement la personne demandant la table de Lolita Lindom. Surprise, la personne m'y conduisit sans poser de question. Je me retrouvais alors face à elle et je lui offris un sourire charmeur avant de m'asseoir en face d'elle. Aucun bonjour, ne sortit de mes lèvres, aucune formule de politesse. Non, ce n'était pas mon genre. Je dis simplement:

-"A quoi rime cette invitation ma chère Lolita?"

J'allais droit au but comme à mon habitude.

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Jeu 24 Mai - 5:51
Le grand Balthazar arriva enfin ! Et bien, ce n'était pas trop tôt. J'ai faillit attendre. Moi qui le prenait pour un homme ponctuel. C'était un grand avantage, pour un portier, la ponctualité. Et cet homme, tout aussi adulé était-il, demeurait un portier. Un portier haut standing, voir même de luxe. Mais au royaume des portiers, même le roi demeure un portier. Attendez... je vous avez dit qu'il était portier ? Bon j'en rajoute... j'admets.
Toujours étant que son arrivé me tira un large sourire. Au demeurant beaucoup auraient pus voir en cette action une joie non dissimulée de le voir. Mais la vérité était tout autre : son arrivé lançait le début des réjouissances. Et je me réjouissais ! Droits d'usages : je me levais de ma place pour l’accueillir, le laissais s’asseoir et m'assis enfin en face de lui, là où j'étais assise au départ. Que voulez vous : j'aurais pus rester assise, mais la politesse est aussi chiante de vitale dans un monde de rois, de reines, et de gens aussi importants qu'influents. Pire. La je me suis permise de m’asseoir avant son arrivée, mais certains l'auraient très mal pris que je me sois installée en leur absence. Pour le coup, j'avais bonne confiance en ma connaissance du nécromancien, et savais qu'il ne m'en tiendrait pas rigueur. Je me demandais même s'il connaissait toutes ces règles de société dans le détaille. Mais nous étions enfin installés ! Oui, mon silence fut de marbre. Je me contentais de le jauger du regard d'un air un brin amusé, peut être un peu provocateur -mais c'était mon regard habituel. Quoi ? La curiosité ne l'avait pas assez frappé pour qu'il lance le bal ?

-"A quoi rime cette invitation ma chère Lolita?"

A voilà ! Sa curiosité était donc suffisamment attisée. J'étais presque assurée d'avoir sa pleine et entière attention à présent. J'étais assez satisfaite. Oui, il fallait avouer que se saisir d'une personne, la poser dans le creux de sa main pour pouvoir en faire ce qu'on veut, en tirer ce qu'on veut, ce n'est pas un jeu aisée. Mais il est captivant. Pour son cas, je n'étais pas encore certaine de la solidité de mes filets... Il fallait donc choisir ses mots avec soin. Jongler entre provocation "amicale", soumission respectueuse, ou tout simplement franchise tellement bien jouée qu'elle en semblerait plus vraie que nature. Quoi ? Vous pensiez quand même pas que j'allais lui dire la vérité ?

"Cher ami, cher ami. Faut il rimer, sonner en alexandrins parfaits et calibrés au centième de seconde prêt, pour inviter un ami autour d'un verre ? Je ne pensais pas avoir besoin de raison pour vous proposer quelques heures en ma charmante compagnie."

Oui, je le cherchais. Je n'allais pas jusqu'à me payer sa tête -il était vrai que je n'avais aucun raison apparente pour l'avoir invité ici. Mais je me jouais de sa curiosité. Juste, quelques secondes de plus ! Je préparais aussi lentement une nouvelle : non, rien de capital ou primordial à lui annoncer aujourd'hui.

"Plus sérieusement, disons simplement qu'en jeune enfant un peu trop attentionnée, j'ai jugé bon de vous offrir un peu de repos en ma présence. Je n'oserais pas penser que je suis une amie pour vous, mais vous en êtes un pour nous tous : l'auteur de l’accueil que nous recevons à notre arrivée. Ainsi je pensais juste vous offrir un verre, quelques parties de cartes ou de dés, à vous, un ami pour moi. Vous offrir tout cela loin des regards et des projecteurs éblouissants qui nous assaillent pendant les soirées mondaines. Profiter d'un instant tous les deux, calmement et loin des regards qui jugent et blessent, en toute amitié !"

Sur ces mots, je levais mon verre assez haut, avant de feindre la surprise et l'oublis. Je finis par appeler le serveur, comme pressée et navrée.

"En parlant de verre, que souhaitez vous boire ? J'ai entendu parler que leur nouvel arrivage de rhum ambré était tout bonnement fabuleux ! Je vous le conseil. Pour ce qui est des jeux à proposer j'en ai plusieurs dont les règles sont assez simples : je vous laisserais choisir une fois votre collation commandée. Et bien sûr, je paye !"

Oui, ma proposition était un piège. Un petit ajout histoire d'aider. L'établissement avait effectivement reçu un rhum ambré y avait pas longtemps. Seulement, il semblait bien trop alcoolisé et traître pour les clients de l'endroit. D'après les occupations de Balthazar, il ne devrait pas trop en avoir entendu parler : bien qu'il vive ici l'affaire avait été rapidement étouffée et moi même n'en aurais pas entendu parler sans certains contacts. Enfin je espérais aussi qu'il ne soit pas au courant : je jouais un petit coup de poker. Toujours étant que le rhum en question avait été retiré de la carte pour éviter tout incident. Mais bon... qui refuserait quoi que ce soit au grand Balthazar ? Personne : et j'étais personnellement là pour m'en assurer. Puis, moi, je tirerais plus d'information d'un nécromancien à demi ivre.
Qui se souci des moyens quand la fin est primordiale ? Là ce n'était pas de simples parties de cartes que je voulais gagner.
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Mer 30 Mai - 1:46
Huuummmm que répondre? J'ai le droit à un joker?Un As joueur!
Lolita
Lindom

Balthazar
Je remarquais évidement son sourire et lui en offris un bien plus mystérieux en retour. Impossible de savoir à quoi je pensais en cet instant. Je la laissais se lever puis pris place. Je voyais à travers son regard que j'étais là pour jouer, je devais m'en douter, mais je l'écoutais quand même. Je ris doucement en l'entendant, elle a l'art de jouer avec les mots et ceci me plait chez elle. Elle continua son discours sous mon regard amusé, elle avait la langue d'un artiste! Que dis-je! Elle était bien plus doué que ça. C'est là que je remarquais qu'elle était bien habituée à se servir du langage mondain tout en restant sobre. Il n'y a pas à dire, il n'y a pas deux personnes comme elle en ce bas monde. Je le laissais appeler le serveur, j'allais devoir boire en plus de cela. Elle me conseilla un rhum arrivé il n'y a pas longtemps. Qui ne se laisserait pas tenter? Moi! Elle devait pourtant connaitre mes goûts non? Et savoir que je préférais un bon verre de rouge? Je secouais alors doucement la tête et sans la quitter des yeux je m'adressais au serveur.

-"Un verre de votre meilleur rouge..."

Je le laissais partir, m'installant confortablement sur mon fauteuil, observant ses réactions. Elle semblait avoir tout prévu pour que nous passions un bon moment. Je me demandais cependant pourquoi elle n'avais pas utilisé sa carte. Je laissais un petit silence planer au dessus de nos tête, comme pour lui signifier que je reprenais le jeu en main et qu'elle n'allait pas le maîtriser. Puis je m'éclaircis la voix, toussant un peu et vit le serveur revenir avec mon verre. Je le remerciais et pris une gorgée de boisson avant de poser mes coudes sur la table et croiser mes doigts entre eux, tout en laissant mon regard énigmatique posé sur elle.

-"Lindolm, Lolita Lindolm... Il n'y a pas à dire, vous êtes une rare créature en ce monde. Certainement unique dans votre genre. Qui oserait réellement m'inviter pour "m'amuser" à part vous? Je me le demande. Mais vous avez eux cette audace, je vous laisserais donc choisir le jeu, mais je vous préviens, interdiction d'utiliser vos pouvoirs. "

Et oui, je connaissais ses dons et je n'allais pas me laisser avoir par ces derniers. Je me demandais si elle aurait assez de chance sans eux pour me battre. Je me demandais également ce qu'elle cherchait exactement. Chaque personne en ce monde cherche quelque chose de ma part... du moins la plus grande partie. Je continuais d'afficher le même sourire depuis le début, mon regard brouillant toute piste et tout indice sur ce que je pourrais penser.

-"Vous êtes quelqu'un que je respecte énormément, mais allons droit au but, histoire de ne pas perdre de temps, et soyez franche je vous prie. Que cherchez vous exactement? "

Il y avait peut de chance qu'elle me répondre réellement ce qu'elle voulait. Mais je voulais tenter le coup. Je repris une gorgée de vin, jouant un peu avec mon verre et me redressant dans mon siège. Je remarquais les regards posé sur nous. L'As de Trèfle et le Nécromancien Balthazar réunis à la même table, que pouvaient-ils bien faire ensemble? Allaient-il se battre? Ou simplement rire ensemble. Tel était la question que se posaient les gens dans cette salle.

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Mer 27 Juin - 23:43
-"Un verre de votre meilleur rouge..."

Dommage, j'aurais tenté ! Il ne me restait plus qu'à prier pour qu'il tienne désastreusement mal l'alcool. Pour autant, rien ne laissais transparaître ma déception. J'étais là, détendue, peu être un peu hautaine dans mes airs. J'avais toujours ce petit coté supérieur collé au visage, comme une aura de provocation. Le sang froid était une guerre à lui seul, et ma préférée était la psychologique. Pour autant, je n'espérais pas vraiment que cela fonctionne avec ce cher ami : à force j'agissais ainsi par habitude. Se forger une telle image n'était pas une mince à faire, et la conserver était devenu aussi naturel que respirer... plus même.
Et non, son petit jeu ne me touchait pas plus. Il voulait se la jouer maître du temps ? Classique. Et il fallait admettre, il le faisait plutôt bien pour un homme de sa condition. Pour son rang officiel du moins. Pour son rang officieux c'était médiocre de maladresse. Mais bon je lui pardonnait. Attention, à trop jouer du ralenti, on devient prisonnier du silence qu'on a instauré. La gêne comme le nervosité sont des outils de tous les instants.
Quand à son regard ? Vraiment ? Il pensait vraiment que cela me mettrait mal à l'aise ? J'en ai vu d'autres... Encore un peu et je manquait même de louper cette petite attention. C'était pour dire comme j'en avais rien à foutre !

-"Lindolm, Lolita Lindolm... Il n'y a pas à dire, vous êtes une rare créature en ce monde. Certainement unique dans votre genre. Qui oserait réellement m'inviter pour "m'amuser" à part vous? Je me le demande. Mais vous avez eux cette audace, je vous laisserais donc choisir le jeu, mais je vous préviens, interdiction d'utiliser vos pouvoirs. "

Ah ! C'était la meilleure. Déjà le bougre se ventait d'être l'un des rares à connaitre ce petit secret, mais en plus il me pensait obéissante au point de l'écouter. Il lui fallait ma parole ? Je la lui donnait sans remords : elle ne valait plus rien avec le temps. Aussi approuvais-je de la tête.
Mais message reçu, et méfiance. D'une part, en me complimentant, il me montrait par la même qu'il n'était pas le dernier idiot venu. Pire... était-il capable de détecter mon pouvoir ? La possibilité n'était pas à écarter. Il allait falloir la jouer fine.

-"Vous êtes quelqu'un que je respecte énormément, mais allons droit au but, histoire de ne pas perdre de temps, et soyez franche je vous prie. Que cherchez vous exactement? "
"Allons cher ami, j'irais bien répéter ce que je viens de dire en guise de réponse. Par la même j'irais bien nier en bloc et d'une moue innocente le vilain sort dont vous semblez me croire auteur. Mais c'est vous le nécromancien de nous deux non ? Et puis, cela serait une insulte que se perdre en palabres du genre. Je n'irais pas vous faire perdre votre temps de la sorte."


Mes propos étaient d'un coup plus nets, précis, comme si je frappait juste en disant exactement les bons termes. Et c'était le cas, enfin presque. Si personne n'est parfait, j'en étais pas loin dans ce domaine. Et puis, j'ai été franche ? Non ?

"Voici ! En toute franchise mon cher ! Je ne cherche pas à vous faire perdre votre temps. Fabuleux non ?"

J'étais un peu rieuse, voir même moqueuse. Mais sur ces mots j'avais sortit un jeu de carte, commençant à déjà à remuer et servir pour un petit poker. Un classique, mais cela avait l'avantage de poser le ton.

"En parlant de franchise ! Je suis certaine qu'un petit poker vous mettrait en joie. Quelques petites précisions. Je vous propose de jouer selon la variante trèfle : on peut tout miser, TOUT, et par conséquent tout proposer à l'adversaire. Mais aucune inquiétude, nous sommes la entre amis après tout, cher ami. La dessus, je vous propose de lancer la partie sur un petit dicton de chez moi : si personne ne le voit, il n'y a pas de triche ! Sur ce, que le meilleur gagne !"

J'avais conclus cela d'un petit sourire narquois à l'instant même où je finissais de servir. Je prenais rapidement mon jeu, adressant un simple petit sourire à Balthazar. Oui j'avais triché, bien sûr que j'avais triché. Par de petites manipulation statistiques, je m'étais donné un jeu correct. Pas fou, mais correct : une petite quinte -simple mesure de sécurité, car j'avais bon espoir de la tirer en truquant que quelques de mes cartes et non la totalité. Il pouvait me battre, mais avait aussi toutes les chances de perdre. En revanche, je ne pouvais que deviner et déduire la main qu'il avait et visait. Donnant donnant ? Je n'avais "qu'un peu" triché après tout.
Je n'avais pas ressentit cela depuis un moment en fait ! C'était existant ! Le risque et l’inconnue.

"Je prend la main et mise un Jésus."

Sur ces mots je jetais négligemment une pièce sur la table avant de m'avachir sur mon siège d'un air satisfait et supérieur - comme toujours. Etait-ce le pire ? De me voir ainsi en poker et non lors d'une simple discussion ? Probablement. Et c'était parfait ainsi !

aide:
 
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Mer 25 Juil - 3:22
Huuummmm que répondre? J'ai le droit à un joker?Un As joueur!
Lolita
Lindom

Balthazar
J'écoutais alors sa réponse, un brin curieux. Elle y mit toute les fioritures possibles et imaginables. Elle me plaisait mine de rien et me faisait sourire. C'était déjà ça. Elle ne cherchait donc pas à me faire perdre du temps... c'était déjà ça. Mais elle tournait encore autour du pot, ce qui avait tendance à m'agacer, même si je ne le montrais pas. Je la vis sortir un jeu de cartes et je me réinstallais alors correctement dans mon siège. Intéressant. Je ris d'ailleurs en entendant ses explications. Si personne ne le voit, il n'y a pas de triche ! C'était parfais... je pourrais brimer son pouvoir en toute discrétion et donner vie à mon jeu. Je la laissais alors servir les cartes... usant discrètement de mon pouvoir pour donner en quelque sorte vie à mon jeu et de la mort au sien. Expliquons cela autrement. Je donnais aux cartes le pouvoir d'être forte pour ne pas me retrouver avec un jeu nul et sans valeur. Et j'ajoutais aux siennes un peu de malchance...  Je voulais la battre à son propre jeu et lui montrer qu'il n'était pas sage de provoquer un nécromancien. Je me saisis alors de mes cartes, un visage toujours souriant offert à elle. J'avais alors une double paire... ce qui était plus que suffisant pour la battre si j'avais bien calculé mon coup. Je sortis alors un paquet de carte que je posais sur la table... les fameux joker. J'en posais alors deux près de son Jésus et je l'observais.

-"Déjà merci d'avoir pensé à moi pour une petite partie... Ceci va bien me distraire quelques minutes."

Et hop... petite pique de provocation. Oui elle était intéressante, mais il ne fallait pas non plus qu'elle se croit trop importante.

-"Et je te suis... je double même la mise si je puis dire... vas-tu te coucher ou alors parier un peu plus? "

Si elle voulait lire à travers moi, c'était peine perdue. Mon visage ne transmettait rien du jeu. Aucun indice si je gagnais ou non, juste le vide. Mon regard quant à lui brillait de défi. Je voulais qu'elle me suive et la voir perdre. Je jouerais un peu avec elle, je la laisserais également gagner un peu pour lui laisser de l'espoir, jusqu'à l'anéantir. Je n'aimais pas qu'on se joue de moi et encore moins que l'on m'utilise pour son petit profit personnel. Mais je la comprenait. Je savais déjà en partie ce qu'elle cherchait. Mais je voulais qu'elle me le dise... que ça sorte de sa bouche.

-"Et corsons un peu le jeu... tu décideras de ma prochaine mise ma chère... amie..."

Je pris alors mon verre, prenant un petite gorgée d'alcool, savourant le goût de ma victoire en avance.

Nécromancien
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